Le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises a ouvert, dimanche, les inscriptions à la deuxième édition du système d’évaluation des incubateurs d’entreprises pour 2026. Date butoir fixée au 10 juillet.
Le dispositif repose sur des indicateurs de performance chiffrés et des référentiels internationaux. Première édition lancée, premiers résultats engrangés, la deuxième itération tire manifestement les enseignements du rodage initial, sans que le ministère ait jugé utile de publier un bilan de la précédente campagne.
Les incubateurs les mieux notés accèderont à des formations de haut niveau destinées aux managers et aux accompagnateurs, au programme Kick Start pour la concrétisation de projets innovants, et à une présence renforcée dans les réseaux de partenariat avec investisseurs et experts internationaux. Les structures universitaires comme les incubateurs privés sont concernées. Un formulaire de candidature téléchargeable est mis à disposition par le ministère via un lien dédié.
L’idée sous-jacente est de conditionner l’accès aux ressources rares, missions à l’étranger, coopérations avec des incubateurs étrangers, visibilité institutionnelle, au rang obtenu dans le classement. Un levier de sélection qui transforme la note en monnaie d’échange pour accéder aux programmes les plus recherchés.
Sur les 130 incubateurs officiellement enregistrés en Algérie, près d’une centaine dépendent d’universités ou d’institutions publiques, et la grande majorité se situe dans la capitale. Le comité national de labellisation, renouvelé en mars dernier, est chargé de l’attribution des labels projet innovant, start-up, incubateur et accélérateur.

