Sukuk souverain : où en est la collecte du Trésor huit mois après le lancement

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Le ministère des Finances, à Alger, ministère de tutelle du Trésor public et de l'opération de sukuk souverain. (DR)

Le premier sukuk souverain émis en Algérie visait, au lancement de l’opération, une collecte de 296,65 milliards de dinars. Au 20 août 2026, le dépositaire central des titres Algérie Clearing recense 137 428 200 000 dinars inscrits sur son système, soit 46,3 % du montant fixé.

Ce sukuk porte sur une maturité de sept ans, un taux de 6 % et une échéance au 31 décembre 2032. Algérie Clearing y dénombre, sur sa page dédiée aux titres inscrits au système d’Algérie Clearing, 1 374 282 titres, pour une valeur nominale de 100 000 dinars chacun.

Le Trésor avait fixé une fourchette de 200 à 300 milliards de dinars pour cette première opération de finance islamique, en indiquant que la souscription serait close dès l’atteinte des objectifs. La période de souscription, initialement ouverte à compter du lancement de l’opération le 27 janvier, a été prorogée par le ministère des Finances jusqu’au 30 avril.

Le rendement offert aux souscripteurs, fixé à 6 % par an et versé sous forme de loyer, reste exonéré d’impôt pendant toute la durée de détention, dans le cadre fiscal introduit par la loi de finances 2026 pour les sukuk adossés au domaine privé de l’État.

Deux mesures d’une même opération

L’objectif de collecte communiqué au lancement et l’encours inscrit chez le dépositaire central portent sur des étapes distinctes de l’opération. Le premier correspond au plafond fixé avant l’ouverture de la souscription. Le second reflète l’enregistrement des titres après dénouement des transactions dans les comptes tenus par Algérie Clearing.

Le sukuk Ijara Usufruit constitue la première émission de ce type en Algérie. L’instrument avait été créé sur le plan juridique par la loi sur les hydrocarbures puis par la loi de finances 2020, sans émission par la suite, les sukuk ne pouvant alors être adossés qu’au domaine public de l’État. La loi de finances 2026 a ouvert la possibilité d’un adossement au domaine privé, condition préalable à l’émission lancée le 27 janvier 2026, après un premier report par rapport au calendrier envisagé en novembre 2025.

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