Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a apporté de nouvelles précisions sur le dossier des visas entre l’Algérie et la France. Lors de sa rencontre périodique avec des représentants de la presse nationale, dont des extraits ont été diffusés ce lundi sur la page Facebook officielle de la Présidence de la République, le chef de l’État a assuré que l’Algérie n’a jamais demandé de quotas de visas à Paris.
Cette mise au point intervient alors que le débat reste vif des deux côtés de la Méditerranée, après les déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie sur un retour à 250 000 visas par an pour les ressortissants algériens, des propos ensuite démentis par le président français Emmanuel Macron.
« L’Algérie n’a jamais demandé de quota de visas »
Au cours de cette rencontre, Abdelmadjid Tebboune a tenu à clarifier la position officielle d’Alger. Le président a affirmé : « Je n’ai jamais demandé de quota de visas », ajoutant qu’il « n’a jamais parlé du dossier des visas ».
Le chef de l’État a également insisté sur le fait que « l’Algérie ne mendie pas », précisant qu’il « n’a jamais demandé ni excuses ni indemnités ».
La polémique des 250 000 visas relancée
Cette sortie intervient quelques jours après les déclarations de l’ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, qui avait évoqué un retour à 250 000 visas annuels accordés aux Algériens.
Ses propos avaient rapidement déclenché une vive polémique en France. Plusieurs responsables politiques, notamment à droite et à l’extrême droite, avaient dénoncé cette perspective, tandis que le président Emmanuel Macron était intervenu pour préciser qu’aucun objectif chiffré n’avait été fixé en matière de visas.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait lui aussi rappelé que la politique des visas était liée à « l’évolution de la relation » entre Paris et Alger, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une logique de quotas.
Avec les déclarations d’Abdelmadjid Tebboune, Alger réaffirme à son tour que la question des visas n’a jamais fait l’objet de négociations avec la France, alors que ce dossier continue d’alimenter les débats dans les deux pays.


