Titulaires de passeports délivrés pour la saison du hadj, des milliers de pèlerins se heurtent à un blocage bancaire inextricable qui menace de les priver de l’accomplissement de leur devoir religieux, faute d’instruction claire de la Banque d’Algérie.
Des milliers d’Algériens titulaires de passeports du Hadj ont lancé un appel de détresse urgent aux autorités compétentes. Malgré l’obtention de leurs documents de voyage pour la présente saison, ils se retrouvent confrontés à un obstacle bancaire susceptible de les exclure définitivement du pèlerinage cette année.
Selon des sources issues d’agences de tourisme spécialisées dans l’organisation des voyages du HADJ, contactées par Maghreb émergent , près de 7 000 passeports sont actuellement en suspens. Leurs détenteurs n’ont pas pu déposer les sommes exigées auprès des banques, en l’absence de toute instruction de la Banque d’Algérie autorisant ces établissements à accepter les versements liés au dossier du hadj.
Malgré l’insistance des concernés auprès des services communaux, de wilaya et des directions de l’organisation et des affaires générales (Drag), il leur a été demandé de se rapprocher d’abord des services de la Banque centrale avant de finaliser les procédures restantes et d’obtenir l’attestation de réussite.
Les témoignages recueillis par notre rédaction révèlent que les établissements bancaires ont refusé de réceptionner les fonds, arguant que la plateforme numérique d’inscription est désormais fermée et que les délais impartis sont échus. Or les intéressés affirment s’être présentés dans les temps, sans avoir pu finaliser l’opération.
Le paradoxe est saisissant : ces citoyens ont bel et bien obtenu leur passeport du Hadj, preuve qu’ils ont franchi avec succès l’étape du tirage au sort et satisfait l’ensemble des conditions préalables. D’autres ont quant à eux bénéficié d’un « forfait de courtoisie », variante particulière du passeport du hadj. Pourtant, tous demeurent bloqués au seuil de la procédure bancaire, condition sine qua non pour finaliser l’inscription auprès des agences de voyage et décrocher l’attestation de réussite.
Face au silence des institutions, les familles concernées ont adressé une lettre d’appel au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le suppliant d’intervenir pour permettre aux pèlerins bloqués d’accomplir leur devoir religieux.
Ces familles réclament en urgence l’émission d’une instruction exceptionnelle qui rouvrirait la plateforme ou autoriserait les banques à recevoir les versements requis — et ce, avant que les portes de la saison ne se ferment définitivement pour des milliers d’Algériens qui rêvent d’accomplir leur pèlerinage.


