L’Algérie présente son approche de l’IA lors de la Conférence internationale du travail

Mecipsa Amokrane
3 min de lecture
Transformation numérique

À l’heure où l’intelligence artificielle s’impose comme un moteur de transformation des économies, l’Algérie entend faire entendre sa voix sur la scène internationale. En participant à la 114e session de la Conférence internationale du travail, organisée à Genève du 1er au 12 juin sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT), le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, défend la vision algérienne d’une intelligence artificielle au service du travail décent et de la justice sociale.

Selon un communiqué du ministère publié ce mardi, Saihi mettra en avant ” les efforts de l’Algérie en matière d’utilisation de l’intelligence artificielle et de transformation numérique pour promouvoir le travail décent et la justice sociale”, tout en plaidant pour “une gouvernance internationale équitable de cette technologie”.

Cette prise de position peut se traduire comme une ambition d’Alger d’accélérer sa modernisation numérique, toutefois, cette dynamique reste en phase de construction et se heurte encore à plusieurs défis structurels, parmi lesquels la dépendance aux hydrocarbures, le poids limité du secteur technologique dans l’économie, des investissements modestes en recherche et développement et une adoption encore restreinte de l’IA par les entreprises.

La même source ajoute qu’en marge de la conférence, Abdelhak Saihi tiendra plusieurs rencontres bilatérales avec ses homologues afin d’examiner les perspectives de coopération et d’échange d’expertises dans les domaines du travail, de l’emploi et de la protection sociale.

Pour l’Algérie, l’enjeu est double; valoriser les avancées réalisées dans le domaine du numérique tout en affirmant sa place dans les débats internationaux sur l’avenir du travail. Une démarche qui traduit davantage une volonté de se positionner dans les transformations technologiques en cours.

Cette édition réunit les délégations des 187 États membres de l’OIT pour débattre des mutations du marché mondial du travail. Les échanges porteront notamment sur l’encadrement de l’économie des plateformes numériques, le renforcement du dialogue social, la lutte contre le travail des enfants ainsi que l’adaptation des normes internationales du travail aux évolutions technologiques et socioéconomiques.

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