Le Brent repasse au-dessus de 100 dollars, après le rejet iranien du plan de paix américain

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Ce mercredi 25 mars, à 17h03, le Brent s’établissait à 101,37 dollars le baril, en repli de 3,12 dollars sur la séance, mais bien au-dessus du seuil symbolique des 100 dollars. Le WTI suivait à 90,45 dollars. Fait notable : l’or noir avait ouvert la journée autour de 98 dollars, avant de repartir à la hausse dans l’après-midi dès que s’est dissipé l’espoir d’un cessez-le-feu.

Le pétrole avait cédé plus de 6 % en début de semaine après que Washington a transmis à Téhéran un plan de paix en quinze points, suscitant l’espoir d’une désescalade et d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Donald Trump avait déclaré que les États-Unis étaient « actuellement en négociations » avec l’Iran, ajoutant que Téhéran « parlait de manière sensée ».

Mais la fenêtre d’optimisme n’aura duré que quelques heures. La télévision d’État iranienne, citant un responsable non identifié, a affirmé mercredi après-midi que l’Iran avait refusé ce plan. « La guerre prendra fin lorsque l’Iran décidera d’y mettre fin, et non lorsque Trump le décidera », a martelé Press TV.

Un plan en quinze points, une contre-offre en cinq

Le plan américain, acheminé via le Pakistan, aborde le programme balistique et nucléaire iranien ainsi que les routes maritimes. Selon la chaîne israélienne Channel 12, il exigerait le démantèlement des capacités nucléaires iraniennes, l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et la mise hors service des sites de Natanz, Ispahan et Fordow, en plus de l’abandon du réseau de groupes armés proxis financés par Téhéran.

En réponse, Téhéran a formulé sa propre contre-proposition en cinq points, réclamant notamment la souveraineté sur le détroit d’Ormuz, une exigence que Washington considère d’emblée comme inacceptable. L’Iran conditionne par ailleurs la paix à la reconnaissance de ses droits légitimes, au paiement de réparations de guerre et à des garanties internationales contraignantes contre toute future agression.

La guerre de l’information en toile de fond

Le conflit se joue aussi sur les marchés. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a dénoncé des « informations fallacieuses » destinées à « manipuler les marchés pétroliers » pour permettre aux États-Unis de « sortir du bourbier dans lequel Américains et Israéliens se sont eux-mêmes enfoncés ». Si Washington a intérêt à amplifier les signaux de négociation pour calmer les marchés, Téhéran a symétriquement intérêt à les minimiser pour entretenir la pression économique sur son adversaire.

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