Le marché de l’or secoué : le métal jaune perd plus de 120 dollars en une séance

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Les prix de l’or enregistrent leur plus faible niveau en 2026

Les prix de l’or ont connu cette semaine une baisse brutale. Mercredi, l’once du métal jaune a chuté jusqu’à 4 406 dollars, son niveau le plus faible enregistré depuis plusieurs semaines. Une correction qui intervient dans un contexte de marché particulièrement tendu.

Cette baisse a surpris de nombreux investisseurs. Pourtant, dès jeudi, les cours ont commencé à remonter progressivement. En cette fin de semaine, l’or évolue autour de 4 491 à 4 523 dollars l’once, un rebond qui montre que le marché reste sous pression malgré cette correction importante.

Depuis plusieurs mois, l’or profitait des tensions internationales et des craintes économiques mondiales. Mais cette semaine, plusieurs facteurs ont poussé les investisseurs à alléger leurs positions.

Banques centrales et marchés financiers derrière la baisse

La chute des prix de l’or intervient dans un contexte particulier. Les marchés ont été secoués par les rumeurs d’un possible accord entre les États-Unis et l’Iran, une perspective qui a entraîné une détente sur les prix du pétrole ainsi qu’un recul des rendements obligataires.

Pour plusieurs analystes, les banques centrales ont joué un rôle dans cette correction. Le trader Stephen Innes estime que « la récente vague de ventes d’or ressemble de plus en plus à une gestion forcée de la liquidité souveraine en période de choc pétrolier, plutôt qu’à la fin d’un marché haussier de longue durée ».

Selon les données du World Gold Council, les banques centrales restent globalement acheteuses nettes d’or sur le premier trimestre 2026. Mais certains pays, dont la Turquie, ont procédé à des ventes partielles de leurs réserves pour soutenir leur marché des changes, une pratique qui pèse ponctuellement sur les cours.

Cette situation a alimenté les craintes des investisseurs, d’autant que les taux d’intérêt réels restent élevés. Lorsque les taux montent ou se maintiennent à des niveaux élevés, les investisseurs arbitrent parfois en faveur de produits plus rémunérateurs que l’or, qui ne génère pas d’intérêts.

Malgré cela, plusieurs grandes banques américaines maintiennent des prévisions haussières sur l’or pour la fin de l’année 2026, tablant sur des niveaux nettement supérieurs aux cours actuels. Leurs analystes estiment que les banques centrales des pays émergents continueront à renforcer leurs réserves en métal jaune.

Les tensions géopolitiques continuent de soutenir le marché

Même si les prix ont corrigé, les tensions internationales restent fortes. Et c’est précisément ce qui explique le rebond observé depuis jeudi. Les discussions autour d’un éventuel accord entre Washington et Téhéran ont temporairement rassuré les marchés. Cette perspective a immédiatement pesé sur les prix du pétrole, le baril américain WTI repassant sous les 90 dollars.

Mais en parallèle, la situation reste explosive au Moyen-Orient, avec des tensions persistantes au Liban et entre Israël et le Hezbollah soutenu par l’Iran. Ces incertitudes poussent de nombreux investisseurs à revenir progressivement vers l’or, valeur refuge par excellence.

Le marché reste donc partagé entre deux forces opposées. D’un côté, les arbitrages des banques centrales et les taux élevés pèsent sur les cours. De l’autre, les risques géopolitiques continuent de soutenir la demande mondiale. Pour les spécialistes, la volatilité devrait encore durer dans les prochaines semaines. Les investisseurs surveillent désormais les décisions de la Réserve fédérale américaine ainsi que l’évolution des tensions au Moyen-Orient.

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