Le port d’Alger affiche en 2025 des résultats en nette progression. l’infrastructure portuaire a traité un million de conteneurs, contre 700 000 en 2024. Une hausse de 43 % qui traduit concrètement les efforts engagés par la direction de l’établissement pour moderniser et dynamiser ses activités.
C’est Abdelhamid Boualam, directeur général de l’Entreprise portuaire d’Alger, qui a livré ces chiffres samedi, en marge d’une cérémonie de recueillement à la mémoire des travailleurs algériens tombés le 2 mai 1962, victimes de l’attentat terroriste perpétré par l’OAS française.
Selon lui, le programme de travail lancé il y a environ un an et demi connaît une « grande dynamique ». Deux axes principaux le structurent : le renouvellement des infrastructures et la relance du trafic de fret. Résultat, le port d’Alger entre dans « une bonne phase de croissance », selon les propres termes du directeur général.
Des quais rénovés aux normes internationales
L’année écoulée a été marquée par une avancée majeure. L’inauguration des quais 18, 19, 20 et 21, après leur réhabilitation complète, a permis d’augmenter sensiblement le nombre de navires traités. Ce chiffre est passé de 1 600 bateaux en 2024 à plus de 2 000 en 2025. Les travaux ont été réalisés selon des normes mondiales, souligne Boualam.
Par ailleurs, la réhabilitation du quai 17 est en cours. Sa livraison viendra renforcer davantage les capacités d’accueil du port d’Alger. Au total, cette dynamique a permis d’augmenter la capacité de stockage de l’infrastructure d’environ 6 000 conteneurs supplémentaires.
Au-delà des infrastructures physiques, le port d’Alger mise sur la transformation numérique. L’objectif est de digitaliser l’ensemble de la chaîne logistique, depuis l’accostage du navire jusqu’à la livraison finale de la marchandise au client. Un chantier structurant, qui doit améliorer les délais de traitement et réduire les coûts pour les opérateurs économiques.
Les travaux d’aménagement se poursuivront également dans les années à venir. Les chantiers concernent les aires de stockage, les quais, le grand môle ainsi que la zone sud du port. Une vision à long terme, alignée sur la stratégie des pouvoirs publics visant à moderniser le secteur du transport maritime national.
Un début 2026 en demi-teinte
Toutefois, la tendance s’est inversée en début d’année. En janvier et février 2026, l’activité du port d’Alger a nettement reculé. L’activité a enregistré une baisse sensible par rapport aux niveaux atteints en 2025. Un retournement de situation qui contraste avec la dynamique positive de l’exercice précédent. Les causes de ce ralentissement n’ont pas encore été officiellement expliquées. Il reste à surveiller si ce repli est conjoncturel ou s’il annonce une tendance plus durable sur les prochains mois.
Sur un autre plan, le directeur général a tenu à rassurer l’opinion publique concernant l’importation de bétail en prévision de l’Aïd El Adha. Les opérations d’accostage des navires transportant des ovins se déroulent « en toute fluidité » depuis plus d’un mois et demi au niveau du port d’Alger. Ces opérations sont menées en coordination étroite avec les services du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.


