Libye : nouveaux contrats pétroliers avec les majors internationales

Mecipsa Amokrane
3 min de lecture
Secteur énergétique en Libye

La Libye poursuit la consolidation de son secteur pétrolier avec la signature, le 15 juin, de plusieurs contrats de partage de production (PSC) entre la National Oil Corporation (National Oil Corporation, NOC) et un ensemble de compagnies internationales, dont Repsol, Eni, QatarEnergy et la Turkish Petroleum Corporation, ainsi qu’un consortium associant MOL Group, TPAO et Repsol.

Ces accords s’inscrivent dans le cadre du nouveau modèle contractuel EPSA V, cinquième génération de contrats pétroliers libyens, conçu pour offrir un partage de revenus plus attractif aux investisseurs étrangers. Il remplace l’EPSA IV, en vigueur depuis 2005, jugé moins compétitif en raison d’une répartition des bénéfices défavorable aux opérateurs internationaux et d’exigences financières initiales élevées.

Selon la NOC, ces nouveaux contrats traduisent un regain de confiance des partenaires étrangers dans le potentiel pétrolier libyen et doivent soutenir l’expansion des activités d’exploration, de développement et de production. Ils font suite aux résultats d’un appel d’offres lancé en 2025 et dont les licences avaient été attribuées en février 2026, marquant la reprise d’un cycle d’attribution interrompu depuis près de vingt ans, après le dernier round organisé en 2007.

Ce processus a suscité un intérêt marqué, avec 37 compagnies préqualifiées, parmi lesquelles Shell, BP, ExxonMobil ou TotalEnergies, mais seuls cinq blocs sur vingt ont été attribués, un résultat jugé en demi-teinte par certains analystes, qui évoquent notamment des négociations parallèles hors cadre officiel.

Sur le plan macroéconomique, la NOC affiche une dynamique de reprise notable. La production a atteint environ 1,43 million de barils par jour en avril, son plus haut niveau depuis une décennie, tandis que les revenus mensuels ont approché les 4 milliards de dollars en mai, selon des données rapportées par la presse spécialisée. L’objectif affiché par les autorités est de porter la production à 2 millions de barils par jour d’ici 2030.

Ces nouveaux engagements contractuels s’ajoutent à une série de partenariats techniques visant à renforcer les capacités de la compagnie nationale, dans un contexte où la Libye cherche à stabiliser et sécuriser durablement ses recettes énergétiques.

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