Ligne Laghouat–El Meniaa : 495 km à réaliser en 60 mois, l’Algérie lance les appels d’offres

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L’Algérie accélère sur le ferroviaire. Un nouvel appel d’offres vient d’être lancé pour la réalisation d’une ligne stratégique dans le sud du pays. Le projet reliera Laghouat à El Meniaa en passant par Ghardaïa. Il s’étend sur 495 kilomètres. Le délai annoncé est clair : 60 mois de réalisation à partir de juin 2026.

Piloté par l’Agence nationale des investissements ferroviaires (Anesrif), ce projet s’inscrit dans la modernisation du réseau national. Il ne s’agit pas uniquement de poser des rails. Le programme inclut aussi l’acquisition de trains et la réalisation d’infrastructures complètes.

Un projet structurant de 495 km au cœur du sud

Le chantier est divisé en deux lots. Le premier concerne le tronçon Laghouat–Ghardaïa. Long de 265 km, il prévoit la construction de cinq gares. Le tracé comprend aussi 21 viaducs, un tunnel et 55 ouvrages hydrauliques.

Le second lot relie Ghardaïa à El Meniaa sur 230 km. Il inclut trois gares, six viaducs et 35 ouvrages d’art supplémentaires.

Au total, le projet dépasse les 2,6 milliards de dollars, une enveloppe importante qui reflète l’ampleur des travaux engagés.

Les performances annoncées sont élevées. Les trains de voyageurs pourront atteindre 220 km/h. Le fret, lui, circulera à 160 km/h. L’objectif est de fluidifier le transport des marchandises et de faciliter les déplacements dans cette région stratégique.

Au-delà des chiffres, ce projet vise un impact concret. Il doit améliorer l’acheminement des produits agricoles et industriels. Il doit aussi réduire la pression sur le transport routier, souvent saturé.

En fin de parcours, le financement reste un élément clé. L’Algérie s’appuie notamment sur un appui extérieur. La Banque africaine de développement a accordé un crédit de 870 millions de dollars pour accompagner la réalisation de cette ligne.

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