L’utilisation du paiement électronique continue de progresser en Algérie. Selon des chiffres officiels communiqués par le ministre de la Poste et des Télécommunications, plus de 8,8 millions d’opérations d’achat sur Internet ont été enregistrées durant le mois d’avril 2026. Sur la même période, plus d’un million de paiements ont été réalisés via les terminaux de paiement électronique (TPE).
Ces données figurent dans une réponse écrite du ministre de la Poste et des Télécommunication M. Sid Ali Zerrouki à une question du député Rabah Djedou adressée initialement au Premier ministre et portant notamment sur la disponibilité de la liquidité ainsi que sur la généralisation des moyens de paiement électroniques. La correspondance officielle est datée du 13 juin 2026.
Le ministre estime que ces résultats reflètent la progression des indicateurs d’utilisation des moyens de paiement électroniques et traduisent un recours croissant des citoyens et des opérateurs économiques aux solutions de paiement modernes.
Le cash résiste
Malgré cette évolution, le paiement dématérialisé progresse encore à un rythme insuffisant pour permettre une réduction rapide de la prédominance du cash dans l’économie nationale. Les autorités poursuivent leurs efforts pour développer les infrastructures numériques, mais les paiements en espèces continuent de dominer les transactions commerciales.
En effet, des résistances persistent à plusieurs niveaux, en dépit des investissements réalisés par les pouvoirs publics. Une partie des commerçants reste attachée aux règlements en espèces, tandis que de nombreux consommateurs privilégient encore le cash dans leurs achats quotidiens. Cette situation ralentit la transition vers une économie davantage numérisée.
Dans sa réponse, le ministre rappelle que son département poursuit un programme de développement du paiement électronique reposant notamment sur l’extension du réseau des TPE, le renforcement de la sécurité des transactions, l’amélioration de l’interopérabilité entre les systèmes de paiement ainsi que des campagnes de sensibilisation destinées aux commerçants et aux citoyens.
Le document précise également que la carte Cashless est destinée exclusivement aux opérations de paiement électronique et ne permet pas le retrait d’espèces. Les commerçants qui ont besoin de liquidités disposent d’autres moyens de paiement, comme les virements, les chèques certifiés ou les mandats postaux. Quant aux plafonds de retrait, ils font l’objet d’une révision périodique afin de tenir compte de l’évolution des besoins des usagers et des contraintes de gestion de la liquidité.


