À quelques jours du Mawlid Ennabaoui, les prix du poulet continuent de faire parler en d’eux. Le produit reste très demandé à l’occasion de cette fête, mais son prix demeure élevé pour de nombreuses familles.
Pour tenter de calmer le marché, l’Office national de l’alimentation animale (ONAB) poursuit la commercialisation de poulet congelé à 350 DA le kilogramme. L’opération concerne plusieurs régions du pays.
Dans les marchés, le poulet frais reste toutefois beaucoup plus cher. Les consommateurs doivent encore composer avec des prix qui dépassent largement ceux proposés par l’ONAB.
Poulet congelé à 350 DA : 143 points de vente concernés
L’ONAB a renforcé la mise sur le marché de ses stocks de poulet congelé. Selon une déclaration de son directeur général, Mohamed Saïd Laleq, l’opération se poursuit à travers 143 points de vente répartis dans différentes régions du pays.
Les quantités sont mises à disposition progressivement. Elles concernent notamment les complexes de l’Est, du Centre et de l’Ouest, ainsi que la Société de contrôle des produits agricoles (SARPA). Le prix a été fixé à 350 DA le kilogramme. Pour proposer une alternative moins chère et contribuer à limiter la hausse des prix à l’approche du Mawlid.
L’écoulement des stocks de poulet congelé a commencé le 10 août dans les points de vente du complexe agroalimentaire Agrolog. L’ONAB assure également que le produit commercialisé respecte les conditions sanitaires. Des contrôles sont effectués quotidiennement par les services vétérinaires du complexe.
Poulet frais : les prix restent élevés malgré une demande en baisse
Sur le marché du poulet frais, la situation est différente. Le poulet vivant se négocie actuellement autour de 410 DA le kilogramme, tandis que le poulet frais peut atteindre 500 DA. Au marché de gros, les prix commencent autour de 380 DA.
Un commerçant rencontré sur le marché explique que l’activité reste faible depuis plusieurs jours. « Depuis quelques jours, le marché a stagné. On vend presque rien. Il y a peut-être qu’avec le Mawlid les ventes vont accélérer », explique-t-il. Selon lui, l’offre de poulet vivant reste également limitée. « Le poulet vivant se raréfie. C’est difficile d’en acheter actuellement. La majorité des aviculteurs n’ont pas de production », affirme-t-il.
La forte chaleur enregistrée durant le mois de juillet a fortement perturbé l’activité de plusieurs éleveurs. Certains n’ont pas encore relancé leurs élevages. D’autres viennent seulement de remplir leurs poulaillers. Mais la demande reste faible. « Ce n’est pas seulement chez moi. Les autres commerçants qui vendent le poulet vivant et le poulet déplumé constatent aussi une baisse de la consommation », ajoute le commerçant.
À l’approche du Mawlid, les prochains jours seront donc déterminants pour le marché. Entre le poulet congelé proposé à 350 DA par l’ONAB et les prix élevés du frais, les consommateurs disposent désormais de plusieurs options, mais avec une différence de prix qui reste importante.


