Réaction de Karim Tabbou au rejet massif de candidatures aux législatives

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Karim Tabou

“Lorsqu’un pouvoir s’arroge le droit de choisir ses concurrents, ce n’est plus seulement l’intégrité d’une élection qui est en cause ; c’est le principe même de la souveraineté populaire qui se trouve menacé”, écrit Karim Tabbou, acteur politique, sur son mur Facebook, en réaction aux rejets massifs de candidatures aux élections législatives du 2 juillet prochain.

Des exclusions sans procès

La critique la plus acérée de l’opposant porte sur la logique juridique des exclusions. Des citoyens sont radiés des listes électorales ou voient leurs candidatures rejetées au nom de l’article 200 du code électoral, sans qu’aucune décision de justice ne les ait privés de leurs droits civiques.

Pour Tabbou, la contradiction est flagrante : “Chaque rejet de candidature fondé sur les dispositions de l’article 200 du code électoral devrait, en toute cohérence juridique, être suivi de l’ouverture d’une instruction judiciaire permettant de vérifier les faits invoqués et d’en déterminer les responsabilités.” Faute de quoi “la justice apparaît reléguée à un rôle secondaire, réduite à entériner des décisions prises en dehors de son contrôle et sans les garanties procédurales qu’exige le droit”, estime-t-il.

Une assemblée sans légitimité

Bien que favorable au boycott, l’opposant refuse le silence. “Se taire face à ces dérives reviendrait à s’en rendre complice”, écrit Tabbou, qualifiant l’exclusion des citoyens des listes électorales — alors qu’aucune décision judiciaire ne les a privés de leurs droits civiques — de “précédent d’une extrême gravité”.

Karim Tabbou ne s’arrête pas là : il évoque une conjoncture où l’Assemblée nationale sera appelée à faire adopter “des décisions économiques, sociales ou diplomatiques potentiellement controversées”. Un enjeu qui dépasse, selon lui, largement le cadre de ce scrutin. “Aujourd’hui, quelles que soient les divergences d’appréciation concernant cette élection, ces dérives doivent être dénoncées avec fermeté”, conclut-il.

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