Sonatrach a réalisé 17 découvertes d’hydrocarbures en 2025, selon le bilan annuel du groupe. Son PDG, Noureddine Daoudi, les a présentées en février dernier comme concentrées dans des bassins matures, ce qui, selon lui, indique que le domaine minier national reste largement à explorer. Le groupe les attribue à ses propres équipes, sans partenaires étrangers.
En effet, selon le rapport annuel du groupe pétrolier, les 17 structures représentent 84,60 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) d’hydrocarbures en place, auxquels s’ajoutent 35,39 millions de TEP issus de travaux de délinéation menés autour des puits. Le profil des fluides penche du côté du pétrole : 68 % d’huile (brut et gaz associé), 28 % de gaz naturel et 4 % de condensat.
Le bassin d’Amguid Messaoud arrive en tête avec six découvertes, toutes associées à de l’huile et du gaz. Berkine, province historique du pétrole algérien, en compte quatre : deux à huile et gaz associés, deux à gaz à condensat. Illizi et Oued Mya en totalisent deux chacun. À Illizi, l’une est un gaz à condensat et l’autre est de l’huile avec gaz associé ; à Oued Mya, les deux sont de l’huile avec gaz associé.
À l’ouest, le bassin de Tindouf-Reggane-Sbaa livre deux découvertes, l’une de gaz à condensat, l’autre de gaz sec. Le Constantinois, au nord du pays, en ajoute une, d’huile et de gaz associé.
740 milliards de dinars pour l’amont
L’exploration-production a absorbé 69 % du budget d’investissement de Sonatrach en 2025, soit 740 milliards de dinars (5,4 milliards de dollars), selon le bilan du groupe. L’exploration conventionnelle onshore en représente 98 milliards. Le groupe annonce plus de 12 000 km de sismique 2D, 12 400 km² de sismique 3D et 65 puits d’exploration forés, dont 41 achevés au cours de l’exercice.
Ces efforts interviennent alors que la demande intérieure de carburants et de gaz progresse (+6 % en 2025, selon le même bilan) et que les recettes du groupe sont passées de 60 milliards de dollars en 2022 à 41-42 milliards de dollars en 2025, sous l’effet de la baisse des cours.
Toutefois, le bilan de Sonatrach montre que les 84,60 millions de TEP correspondent à des volumes en place, et non à des réserves récupérables. Le bilan ne fournit ni le taux de récupération ni le calendrier de mise en production. Le rythme d’exploration, lui, se maintient : le ministre des hydrocarbures, Mohamed Arkab, avait annoncé ces 17 nouvelles découvertes en janvier 2026.



