Le Fonds monétaire international (FMI) revient sur la question du taux de change en Algérie dans le cadre de sa consultation au titre de l’article IV pour 2026. Dans ses recommandations, l’institution internationale insiste notamment sur la nécessité d’accorder davantage de flexibilité au taux de change afin de contribuer à réduire l’écart entre le marché officiel et le marché parallèle des devises.
Cette recommandation intervient alors que les deux marchés affichent toujours une différence importante. Sur le marché officiel, l’euro évolue actuellement autour de 152 dinars en moyenne, tandis que, sur le marché parallèle, un euro s’échange autour de 277 dinars ces derniers jours.
Le FMI veut réduire la prime du marché parallèle
Dans son rapport consacré à la situation économique de l’Algérie, le FMI considère qu’une plus grande flexibilité du taux de change permettrait notamment d’absorber plus efficacement les chocs extérieurs et de contribuer à réduire la prime observée sur le marché parallèle.
L’objectif évoqué par l’institution est donc de réduire progressivement l’écart entre les deux marchés. Le FMI ne fixe toutefois pas de nouveau niveau pour le taux officiel de l’euro et ne demande pas non plus un niveau précis pour le marché parallèle.
Sa recommandation porte plutôt sur le fonctionnement du régime de change. Une plus grande flexibilité doit permettre au taux officiel de mieux s’adapter aux conditions économiques et aux évolutions de l’offre et de la demande de devises.
La différence entre les deux niveaux de change reste considérable. Avec un euro autour de 152 dinars sur le marché officiel et autour de 277 dinars sur le marché parallèle, l’écart dépasse largement 100 dinars pour un euro.
Cette situation constitue ce que le FMI désigne comme la prime du marché parallèle. Pour l’institution, une réduction de cette prime passe notamment par une évolution du régime de change et par des mesures permettant d’améliorer le fonctionnement du marché officiel des devises.
Il ne s’agit donc pas nécessairement de faire baisser directement le cours de l’euro sur le marché parallèle. La réduction de l’écart peut théoriquement résulter d’une évolution du taux officiel, d’une diminution de la pression sur le marché parallèle, ou d’une combinaison des deux mécanismes.
Une recommandation qui s’inscrit dans les consultations du FMI
Cette analyse fait partie du travail réalisé par le FMI dans le cadre de ses consultations avec les autorités algériennes. La consultation au titre de l’article IV constitue un exercice régulier au cours duquel le Fonds examine la situation économique et financière d’un pays avant de formuler des recommandations de politique économique.
Pour l’Algérie, le volet consacré au taux de change intervient ainsi dans un contexte marqué par un écart important entre le cours officiel du dinar et celui observé sur le marché parallèle.
Le FMI recommande ainsi davantage de flexibilité du taux de change, avec pour objectif notamment de réduire progressivement la prime du marché parallèle et de rapprocher les conditions observées sur les deux marchés.
Cette recommandation ne constitue pas une annonce d’un changement immédiat du taux officiel ni une prévision concernant le cours de l’euro sur le marché parallèle. Elle représente une orientation formulée par le FMI dans le cadre de son évaluation de la situation économique et financière de l’Algérie.


