Marché noir des devises en Algérie : L’euro repart à la hausse ce mercredi 16 septembre

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billet de banque en euro

Après un éphémère repli enregistré la veille, la monnaie unique européenne a repris sa tendance haussière face au dinar algérien sur le marché noir des devises ce mercredi 16 septembre 2026. Une réorientation rapide qui confirme la grande nervosité des acteurs informels du change.

Sur le marché parallèle, le billet de 100 euros s’échange désormais à 27 650 dinars à la vente (soit un taux de 276,50 DZD pour un euro) et à 27 450 dinars à l’achat (soit 274,50 DZD pour un euro). Cette reprise se traduit ainsi par une hausse directe de 50 dinars pour chaque coupure de 100 euros par rapport aux cotations observées la veille.

Contacté par nos soins, un cambiste activant à Béjaïa indique que le marché informel évolue ces derniers jours dans un climat d’instabilité marquée et d’un manque criant de visibilité. Selon notre interlocuteur, plusieurs facteurs externes et internes expliquent cette fébrilité ambiante.

D’une part, l’escalade militaire au Moyen-Orient, marquée notamment par les récentes attaques des rebelles Houthis contre le territoire saoudien, suscite une vive inquiétude au sein des agences de voyages spécialisées dans l’organisation des séjours de la Omra. En tant que consommatrices majeures de devises fortes sur le marché parallèle, ces agences suivent avec une attention particulière l’évolution de la situation sécuritaire en Arabie Saoudite, ce qui pèse temporairement sur la fluidité des transactions.

D’autre part, des pressions grandissantes s’exercent sur le commerce du cabas, un autre pilier majeur des flux financiers informels. Des rumeurs récurrentes faisant état d’un durcissement imminent des contrôles douaniers et sécuritaires accentuent la méfiance et la retenue chez les acheteurs habituels.

L’importation de voitures boostera le marché

Malgré cette conjoncture hésitante, les cambistes affichent un net optimisme quant à une remontée soutenue de la demande dans les tout prochains jours. La raison principale réside dans la levée, ce 15 septembre, des restrictions qui frappaient l’importation de véhicules par les particuliers via les ports d’Alger et d’Oran. Cette décision devrait agir comme un véritable booster sur les opérations d’achat d’automobiles à l’étranger.

Ces transactions n’étant absolument pas couvertes par les allocations officielles du marché bancaire, les particuliers et importateurs sont contraints de se tourner impérativement vers le marché noir pour acquérir les devises nécessaires, ce qui s’annoncerait déterminant pour les cotations à venir.

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