La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a averti mardi 15 septembre qu’elle pourrait déclarer la force majeure si le blocage d’un oléoduc reliant les installations de Hamada à Zawiya se poursuit. La fermeture d’une vanne par des membres des Gardes des installations pétrolières (PFG) a déjà entraîné l’arrêt des opérations sur plusieurs installations.
Selon la NOC, la fermeture de la vanne sur l’oléoduc principal Hamada-Zawiya a provoqué l’arrêt des opérations dans trois installations, notamment Hamada (NC8), Tahara (NC4) et la station NC5.
La compagnie nationale n’a toutefois pas encore déclaré la force majeure. Elle a indiqué qu’elle pourrait être contrainte d’y recourir si le blocage de l’oléoduc se poursuit ou si d’autres champs pétroliers sont affectés.
La force majeure constitue une disposition contractuelle permettant, dans certaines circonstances exceptionnelles et indépendantes de la volonté d’un opérateur, de suspendre temporairement certaines obligations contractuelles. Dans le secteur pétrolier, elle peut notamment concerner les engagements liés aux livraisons et aux exportations.
Des revendications qui touchent le secteur pétrolier
Le blocage intervient dans le cadre de revendications portées par les Gardes des installations pétrolières, chargés notamment de la protection de plusieurs infrastructures énergétiques en Libye.
Les protestataires réclament notamment le transfert de leur gestion administrative et financière du ministère de la Défense vers la NOC. Ils ont également menacé d’étendre leurs actions à d’autres champs pétroliers si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
Pour la NOC, le principal risque réside ainsi dans une extension des perturbations à d’autres installations. Une telle évolution pourrait avoir un impact plus important sur la production et les exportations libyennes.
Une production nationale encore autour de 1,4 million de barils par jour
À ce stade, les perturbations ne se traduisent pas par un arrêt général de la production libyenne. Celle-ci reste autour de 1,4 million de barils par jour, selon des données rapportées par Reuters.
Le champ de Sharara, l’un des principaux gisements du pays, continue notamment de produire normalement. L’impact immédiat du blocage de Hamada-Zawiya sur la production nationale demeure donc limité.
La situation dépend désormais de la durée du blocage et de l’éventuelle extension du mouvement à d’autres installations. Pour la NOC, une multiplication des arrêts forcés pourrait toutefois l’amener à recourir à la force majeure dans ses relations contractuelles.

