Timimoun : le projet algéro-italien de 420 millions d’euros entame sa deuxième saison de blé

La coentreprise BF El Djazair, détenue à 51 % par le groupe italien BF et à 49 % par le Fonds national d'investissement, lancera en octobre de nouveaux semis de blé à Timimoun. Après 1 600 hectares mis en culture lors de la première campagne, le projet vise à terme 24 000 hectares cultivables.

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BF El Djazair lancera en octobre les semis de sa deuxième campagne de blé à Timimoun. (Photo d'illustration.)

Le projet agro-industriel BF El Djazair entre dans une nouvelle étape à Timimoun. La deuxième campagne agricole doit débuter en octobre avec de nouveaux semis de blé. L’annonce a été faite par Bruno Santorelli, directeur général de la coentreprise algéro-italienne, à l’agence Agenzia Nova.

Créée en 2024, BF El Djazair réunit le groupe italien BF et le Fonds national d’investissement (FNI). La partie italienne détient 51 % du capital contre 49 % pour la partie algérienne.

Le projet représente un investissement d’environ 420 millions d’euros. Il couvre une superficie globale de 36 000 hectares à Timimoun. Près de 24 000 hectares sont destinés progressivement à la production agricole. Le programme prévoit notamment du blé dur, des pois chiches, des lentilles, des haricots secs et du maïs.

Une deuxième campagne prévue dès octobre

La nouvelle campagne agricole débutera donc en octobre avec les semis de blé. Elle intervient après une première campagne marquée par la mise en culture de 1 600 hectares. En mai dernier, le ministre de l’Agriculture, Yacine El-Mahdi Oualid, avait donné à Timimoun le coup d’envoi de la première campagne de moisson de blé sur cette superficie. À cette occasion, il avait indiqué que la wilaya avait enregistré une hausse de plus de 50 % des superficies cultivées par rapport à la saison précédente.

Les responsables du projet avaient alors fixé un objectif de rendement de 60 quintaux à l’hectare pour la campagne suivante, en s’appuyant sur l’expérience acquise lors de la première saison. Le nouveau cycle doit permettre d’élargir progressivement les surfaces exploitées dans le cadre du projet.

La partie algérienne a déjà fourni sa part

Selon Bruno Santorelli, la partie algérienne a déjà apporté sa contribution au projet. « La partie algérienne a déjà mis à disposition sa part du capital, les terrains et les ressources hydriques prévues », a-t-il déclaré à Agenzia Nova.

BF El Djazair prévoit de rendre progressivement cultivables les 24 000 hectares destinés à la production agricole sur les 36 000 hectares concernés par le projet. L’eau reste un élément central de cette exploitation dans le Sahara. BF El Djazair prévoit la réalisation de puits, de réseaux de distribution et de systèmes d’irrigation par pivot. Ces installations doivent être associées à des outils d’agriculture de précision et à la cartographie numérique.

Le projet comprend aussi des silos, des infrastructures logistiques et des unités de transformation. Des usines de production de pâtes sont notamment prévues afin de rapprocher la production agricole de la transformation. Sur le plan de l’emploi, les estimations font état de plus de 6 700 emplois au total, dont plus de 1 560 emplois directs. Le projet doit aussi générer des activités dans le transport, la maintenance, la logistique et les services techniques.

Pour Bruno Santorelli, l’ambition est désormais de faire évoluer le projet « d’un projet agricole à un projet régional ». La deuxième campagne qui débutera en octobre constitue ainsi une nouvelle étape dans le développement de cette plateforme agricole au sud de l’Algérie.

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