En marge de la 20e session de la commission mixte algéro-mauritanienne, Alger et Nouakchott tentent de donner un contenu plus opérationnel à leur coopération économique, en mettant l’accent sur deux leviers concrets : la fluidification des échanges commerciaux et le renforcement des infrastructures de transport.
Sur le volet commercial, le ministre algérien du Commerce extérieur Kamel Rezig et son homologue mauritanienne Zeinebou Mint Ahmednah ont concentré leurs discussions sur la finalisation de l’accord préférentiel entre les deux pays. Cet accord est présenté comme un outil clé pour faciliter l’accès des produits aux marchés respectifs et stimuler des échanges encore en deçà du potentiel bilatéral.
Au-delà du cadre réglementaire, les deux parties ont insisté sur un point souvent identifié comme le principal frein au commerce régional : les procédures douanières. La simplification du dédouanement et la fluidification du passage des marchandises figurent désormais parmi les priorités immédiates, avec l’objectif d’encourager davantage les opérateurs économiques à s’engager dans des échanges transfrontaliers.
Dans cette logique de dynamisation, les préparatifs de la prochaine Foire des produits et services algériens à Nouakchott, prévue en mai 2026, ainsi que l’organisation de rencontres entre hommes d’affaires, visent à renforcer les liens directs entre les secteurs privés des deux pays. L’enjeu est de dépasser le cadre institutionnel pour favoriser des partenariats économiques concrets.
Parallèlement, la question du transport s’impose comme un pilier essentiel de cette stratégie. Lors d’une réunion entre Saïd Sayoud et Ely Sid Ahmed El Veirick, les deux pays ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération dans l’ensemble des modes de transport, qu’ils soient aériens, maritimes ou terrestres.
Les deux pays, veulent améliorer la connectivité entre leurs téritoires et soutenir les partenariats entre entreprises nationales. La présence des responsables d’Air Algérie et de l’aviation civile souligne l’importance accordée au transport aérien, mais les discussions englobent également les liaisons maritimes et terrestres, essentielles pour structurer des corridors commerciaux durables.

