Algérie : plus de 8 morts par jour sur les routes, la Gendarmerie dévoile son nouveau dispositif

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Un accident de circulation. Photo TARIKI

Les services de la gendarmerie ont enregistré Durant les cinq premiers mois de 2026, 5 537 accidents de circulation. Ils ont causé 1 256 décès et 5 731 blessés.

Cela représente en moyenne plus de huit morts chaque jour sur les routes. Face à ce bilan, les autorités misent aussi sur une nouvelle approche. Le citoyen est désormais davantage appelé à signaler les comportements dangereux avant qu’ils ne provoquent un accident.

Plus de 5 500 accidents enregistrés en cinq mois

Les chiffres ont été communiqués à l’APS par le commandant Rachida Ayeb, cheffe du bureau de l’information et de la communication du Centre d’information et de coordination du trafic de la Gendarmerie nationale. Selon elle, le nombre d’accidents a augmenté durant les cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2025. Le bilan fait état de 5 537 accidents, avec 1 256 morts et 5 731 blessés.

Le facteur humain reste la principale cause des accidents. Les comportements dangereux sont nombreux. Il s’agit notamment des excès de vitesse, des manœuvres dangereuses ou encore de l’utilisation du téléphone portable au volant. Les conducteurs de véhicules de transport de voyageurs et d’autobus sont également concernés par plusieurs signalements. Face à cette situation, la Gendarmerie veut agir davantage avant l’accident.

350 signalements par jour : la Gendarmerie mise sur les citoyens

La nouvelle méthode repose notamment sur les signalements des citoyens. La Gendarmerie nationale reçoit désormais environ 350 signalements chaque jour. Entre 200 et 250 signalements arrivent quotidiennement via la page « TARIKI ». À cela s’ajoutent entre 100 et 150 appels téléphoniques.

Ces signalements concernent principalement les infractions routières, les comportements dangereux, les excès de vitesse et certaines pratiques observées dans le transport de voyageurs et de marchandises. La Gendarmerie a également diversifié ses moyens de contact. Les citoyens peuvent transmettre leurs signalements par téléphone, mais aussi à travers les plateformes numériques.

Une fois reçues, les informations sont transmises aux unités compétentes sur le terrain. La coordination doit permettre une intervention rapide lorsque la situation le nécessite. Le nombre de signalements augmente notamment durant les week-ends, les heures de pointe, la saison estivale et les périodes de forte circulation. Il progresse également lors des intempéries ou après de graves accidents.

Pour la Gendarmerie, le but est de faire du signalement un véritable outil de prévention. Le message adressé aux citoyens est de ne pas seulement être témoin d’un danger, mais participer à sa prévention.

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