CAPEP : cap sur la réglementation du secteur pharmaceutique

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La 2e édition de la CAPEP

La deuxième édition de la Conférence annuelle des pharmaciens et des établissements pharmaceutiques s’est ouverte aujourd’hui à l’hôtel Marriott sous le thème « Les exigences réglementaires et la disponibilité des produits de santé ». Réunis autour de professionnels de la santé, de représentants institutionnels et de jeunes cadres récemment nommés, les participants ont entamé deux jours de débats centrés sur l’impact pratique des normes sanitaires et pharmaceutiques en Algérie.

Dans son discours d’ouverture, Mouadh Tabainet, président de l’Agence Nationale des Pharmaciens algériens, a insisté sur l’importance de conjuguer le caractère social de l’État et la performance économique pour atteindre les objectifs de l’État algérien en matière d’accès aux soins.

« Chacun, dans sa position et selon sa responsabilité, doit cerner son rôle et ce qui est attendu de lui vis‑à‑vis du patient algérien, qui doit avoir un médicament sûr, efficace et disponible au bon moment », a-t-il déclaré. M. Tabainet a commencé, qualifiant la CAPEP de « moment important» pour le dialogue sectoriel.

Trois axes pour le dialogue des acteurs du pharmaceutique

Trois axes principaux doivent structurer ce dialogue. Le premier porte sur les indicateurs de performance : “la réglementation en vigueur doit permettre de définir des objectifs mesurables partagés par tous les acteurs, autorités, professionnels de santé, industriels et distributeurs”, estime le président de l’ANPHA.

Le second axe interroge l’efficience économique des textes. “Si la Constitution algérienne consolide le caractère social de l’État et sécurise l’accès aux médicaments”, rappelle t-il, “la réglementation ne peut ignorer la réalité économique. Il appelle à “vérifier la faisabilité financière et l’impact économique de chaque mesure réglementaire afin d’en garantir l’efficacité opérationnelle”.

Enfin, le troisième point remet l’humain au centre du débat. Pour le président de l’ANPHA, la réussite de toute stratégie de souveraineté sanitaire repose sur les personnes — professionnels de santé, gestionnaires et bailleurs de fonds — et sur l’intelligence collective. Il a invité l’ensemble des participants à contribuer au débat et à la consultation, estimant que « la concertation avec tous les acteurs poussera les choses vers une meilleure réglementation répondant à nos besoins ».

Les interventions programmées pour la matinée ont exploré les outils de suivi et d’évaluation des politiques pharmaceutiques, les mécanismes de contrôle de la qualité des produits, ainsi que les freins logistiques et financiers à la disponibilité des médicaments. Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité d’un cadre réglementaire plus souple pour encourager l’innovation nationale, tout en renforçant les procédures de sécurité.

La CAPEP, organisée pour la seconde fois, vise à créer un espace d’échange entre décideurs, régulateurs, professionnels et jeunes talents afin d’adapter la réglementation aux réalités du terrain. À l’issue de la première journée, la tension entre exigence sociale et impératif économique est restée centrale : la recherche d’un équilibre pragmatique entre protection du patient et viabilité financière demeure la clé des réformes à venir.

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