Climat : l’Algérie accélère sa feuille de route à l’horizon 2035

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Au forum politique de haut niveau, l'Algérie plaide pour une justice climatique

L’Algérie a présenté son deuxL’Algérie a présenté son deuxième Rapport National Volontaire (RNV 2026) devant les nations unies, dans le cadre du forum politique de haut niveau (FPHN). Ce document de redevabilité, place la lutte contre le dérèglement climatique au sommet des priorités de l’État, tout en liant ses ambitions à un soutien financier international accru.

La CDN : une ambition de réduction jusqu’à 31 %

Au cœur de cette stratégie, le chapitre consacré à l’Objectif de Développement Durable (ODD 13) révèle une accélération des engagements de L’Algérie. Elle s’y engage à une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) comprise entre « 14 à 31 % à l’horizon 2035 ».

Toutefois, le gouvernement algérien fait de la « justice climatique » un préalable opérationnel. Le rapport précise ainsi que l’atteinte de la cible maximale est « subordonnée à l’accès effectif aux financements climatiques internationaux », tels que le Fonds Vert pour le Climat, au nom de la responsabilité partagée mais différenciée des nations.

Pour réduire son empreinte carbone, l’Algérie mise sur deux piliers majeurs : Le virage des énergies renouvelables, avec une trajectoire de « 15 000 MW à 2035 ». Le solaire photovoltaïque devrait alors représenter « 27 % du mix électrique ». Le projet historique du Barrage Vert est relancé avec une approche modernisée. Il est désormais perçu comme un « projet socio-écologique d’aménagement à long terme » note le rapport. Ayant déjà permis le traitement cumulé de 500 OOO hectares, le programme vise le reboisement de « 3 millions d’hectares » pour freiner la désertification.

L’horizon 2050 : l’hydrogène vert en ligne de mire

Le rapport annonce le déploiement d’un Plan National d’Adaptation (PNA). « Cinq wilayas pilotes » ont déjà élaboré leurs plans territoriaux pour cartographier les vulnérabilités locales (environnementales, sociales territoriales…) l’objectif est de généraliser ces plans à l’ensemble des 58 wilayas d’ici 2030. Cette planification inclut des solutions innovantes comme le « couplage dessalement-solaire photovoltaïque », qui doit permettre de produire de l’eau potable avec une faible empreinte carbone.

Le rapport ne se contente pas de l’échéance 2030. Il dessine déjà les contours d’une Algérie exportatrice d’énergie propre essentiellement vers l’Europe. Cette mutation permettrait à l’Algérie de prolonger son « rôle gazier historique » dans cette « nouvelle ère climatique et économique », souligne le rapport.

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