Commerce extérieur : les échanges algéro-mauritaniens atteignent 500 millions de dollars

Mecipsa Amokrane
2 min de lecture

Le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et la Mauritanie a atteint environ 500 millions de dollars, marquant une progression significative par rapport aux années précédentes, où il ne dépassait pas 50 millions de dollars, selon les déclarations de Youssef El Ghazi, président du Conseil d’affaires algéro-mauritanien.

Intervenant sur les perspectives d’évolution, Youssef El Ghazi, a souligné que « les indicateurs actuels reflètent une dynamique croissante des échanges entre les deux pays ». Il a toutefois estimé que ce niveau reste « en deçà des ambitions, au regard des potentialités économiques disponibles ».

Selon lui, les projections sont particulièrement optimistes. « Nous nous attendons à multiplier le volume des échanges par dix dans la période à venir », a-t-il affirmé, en mettant en avant le rôle structurant des projets d’infrastructures. Il a notamment insisté sur l’importance de la route terrestre reliant Tindouf à Zouerate, qui, une fois pleinement opérationnelle, « devrait constituer une véritable locomotive pour le développement des échanges commerciaux bilatéraux ».

Ces déclarations ont été faites en marge de la huitième édition du Salon des produits algériens organisée à Nouakchott. L’événement a réuni près de 350 entreprises nationales issues de divers secteurs, illustrant l’intérêt croissant pour le marché mauritanien et pour les opportunités qu’il offre en direction de l’Afrique de l’Ouest.

Dans le détail, les industries chimiques, cosmétiques, énergétiques et plastiques arrivent en tête avec 101 entreprises participantes. Elles sont suivies par les secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire (59 entreprises), du transport et de la logistique (38), ainsi que des industries mécaniques et métallurgiques (37). D’autres segments, tels que le textile, l’électronique, l’électroménager et l’industrie pharmaceutique, complètent cette présence, aux côtés de plus de 30 startups.

Pour Youssef El Ghazi, cette mobilisation sectorielle témoigne d’une orientation stratégique claire. « Il y a aujourd’hui un intérêt grandissant pour le renforcement des exportations hors hydrocarbures, en particulier vers les marchés de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il expliqué.

ÉTIQUETTES :
Partager cet article