L’Algérie est au sommet des dépenses militaires en Afrique pour 2025, a indiqué lundi l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) dans son rapport annuel sur les dépenses militaires mondiales.
Les dépenses militaires du continent africain ont atteint 58,2 milliards de dollars en 2025. Cela correspond à une hausse de 8,5 % sur un an et de 45 % par rapport à 2016, selon le SIPRI. De plus, la région Afrique du Nord concentre à elle seule 35,0 milliards de dollars, soit 60 % du total continental. Les deux premières places pour l’Afrique reviennent à l’Algérie et au Maroc. Enfin, leurs budgets de défense ont tous deux progressé en 2025.
En effet l’Algérie affiche des dépenses militaires de 25,4 milliards de dollars en 2025. Cela représente une progression de 11 % par rapport à l’exercice précédent. Par ailleurs, l’armée nationale populaire algérienne a orienté ces crédits vers l’acquisition de drones, de systèmes antiaériens et de frégates.
De son côté, le Maroc, avec 6,3 milliards de dollars alloués à la défense en 2025 (+6,6 %), occupe la deuxième place africaine. Il se place néanmoins loin derrière son voisin.
A noter que le Maroc est devenu le plus grand importateur d’armes en Afrique au cours des cinq dernières années, selon un rapport du même Institut de recherche, publié le mois de mars dernier. Toutefois, le document précise que ces données doivent être interprétées avec prudence, notamment en raison de la discrétion de certains pays. En particulier, cela concerne l’Algérie, sur leurs acquisitions militaires.
Le rapport couvre la période 2021-2025 et recense les transferts d’armes « majeures », incluant blindés, avions de combat, navires de guerre et systèmes de missiles. Ainsi, sur cette période, les importations marocaines ont augmenté de 12 % par rapport à 2016-2020. Cela place le royaume au 28ᵉ rang mondial des importateurs d’armements.
Le SIPRI avait expliqué que cette dynamique s’inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, notamment avec l’Algérie. Le rapport souligne, également, que le manque d’informations d’Alger rend les estimations moins certaines.

