Le projet Baladna, implanté dans le sud algérien, à Adrar, occupe une place centrale dans la coopération algéro-américaine, affirme le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Algérie, Mark Schapiro. Le diplomate, qui a visité le site il y a un ou deux mois, y voit une réalisation d’une rare envergure.
« L’ampleur de ce projet est incroyable. Nous travaillons avec nos partenaires algériens et qataris afin de fournir autant d’équipements que possible. Nos vaches arriveront une fois que nous aurons déterminé le nombre pour les premiers lots et finalisé le processus de certification », a déclaré le diplomate. Le chargé d’affaires américain prévoit que les premiers lots devraient comprendre environ 30 000 vaches américaines.
Chaque vache peut produire environ 40 à 45 litres de lait par jour, selon la même source. « J’ai vu les installations en cours de construction dans le désert, près d’Adrar. C’est un projet impressionnant et nous sommes très enthousiastes à l’idée d’y participer », a-t-il ajouté.
La coopération algéro-américaine ne se limite pas à l’élevage. « Nous travaillons sur un large éventail de projets agricoles en Algérie, ainsi que sur des systèmes d’irrigation et différentes technologies utilisant l’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité de l’usage de l’eau », a précisé Mark Schapiro, qualifiant la gestion de l’eau d’« enjeu majeur ».
Une nécessité née des leçons de la pandémie
Par ailleurs, le chargé d’affaires américain a évoqué la question de la souveraineté alimentaire. « C’est la chose la plus importante pour n’importe quel pays dans le monde. C’est une très grande priorité pour le gouvernement algérien. C’est aussi une priorité pour les États-Unis », a-t-il déclaré.
Pour le diplomate, la pandémie de COVID-19 a agi comme révélateur. « Nous l’avons appris pendant la pandémie : la souveraineté et la capacité de nous nourrir nous-mêmes, sans dépendre de chaînes d’approvisionnement susceptibles d’être perturbées par une guerre, par une pandémie, etc., sont essentielles », a-t-il expliqué.
Les États-Unis sont prêts à aider l’Algérie à atteindre ses objectifs en matière de souveraineté alimentaire, insiste notre interlocuteur, tout en ajoutant : « Pour atteindre cette souveraineté alimentaire, ce niveau d’indépendance que vous recherchez, il faut faire preuve de créativité. Il faut de l’innovation. » Il préconise également le développement d’un écosystème dans le domaine agricole.
Le soja, pilier des exportations agricoles américaines
Sur le plan commercial, le soja demeure la principale exportation agricole américaine vers l’Algérie. Des centaines de milliers de tonnes sont acheminées chaque année afin de fournir une alimentation durable et riche en protéines destinée au bétail, ainsi qu’à la production d’huiles. Le responsable a exprimé la volonté des États-Unis d’accroître ces exportations et de soutenir le développement de sources alternatives d’alimentation animale et de protéines, dans la continuité de cette coopération.pération agricole bilatérale.


