L’obligation d’avoir un extincteur à bord des véhicules intervient alors que plusieurs automobilistes disent ne plus réussir à en acheter facilement. Selon Himayatec, une organisation algérienne de protection des consommateurs, elle reçoit plusieurs remarques et plaintes concernant les prix de ces équipements. Elle demande notamment un contrôle du marché, des prix et de la conformité des produits aux normes de sécurité.
L’organisation estime que le caractère obligatoire de l’équipement ne doit pas permettre certaines pratiques commerciales abusives. Elle réclame aussi une meilleure disponibilité des extincteurs et des prix raisonnables pour les consommateurs.
Des automobilistes peinent à trouver des extincteurs
Un automobiliste rencontré à ce sujet affirme avoir constaté une différence depuis l’annonce de la nouvelle mesure. « Avant cette instruction, je les trouvais partout à des prix abordables, à partir de 2 000 jusqu’à 3 000 dinars. Ils étaient disponibles partout. Dès que cette nouvelle annonce a été faite, on ne trouve plus d’extincteurs sur le marché », affirme-t-il.
Il évoque également des annonces publiées sur Marketplace. Selon lui, un ensemble comprenant un extincteur, un gilet et un triangle pouvait atteindre 7 000 dinars au début de l’application de la mesure. Il affirme que ces équipements sont désormais beaucoup plus difficiles à trouver. Cette situation pousse certains conducteurs à multiplier les recherches pour se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation.
Jusqu’à 20 000 dinars d’amende pour les véhicules GPL
La situation est encore plus sensible pour les véhicules fonctionnant au GPL. Ces derniers doivent être équipés d’un extincteur d’au moins 2 kilogrammes. En cas de non-respect de cette obligation, la sanction applicable relève notamment de l’article 459 du Code pénal. Le texte prévoit une amende comprise entre 10 000 et 20 000 dinars.
Dans certaines situations prévues par le texte, cette sanction peut également être accompagnée d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois jours. « Tous les gens le cherchent désespérément pour éviter les amendes, notamment ceux qui roulent avec le GPL. Eux risquent des amendes qui peuvent atteindre 20 000 dinars », poursuit l’automobiliste.
Pour Himayatec, le débat ne porte pas sur l’utilité de l’extincteur. L’organisation considère la mesure comme une exigence de sécurité. Elle demande surtout que son application s’accompagne d’une disponibilité suffisante des produits et d’un contrôle des prix.



