Foire internationale d’Alger : vers le retour du pavillon Français

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معرض الجزائر الدولي

Une forte présence des entreprises françaises est attendue à la 57e édition de la FIA (Foire Internationale d’Alger) avec le retour du pavillon français, après son absence lors de l’édition précédente. Selon les informations recueillies par Maghreb Emergent, les partenaires français souhaitent transformer cette édition de la FIA en un véritable point de relance pour les échanges commerciaux et le partenariat économique entre l’Algérie et la France. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de rétablir la coopération après une crise de longue durée qui a fait chuter les échanges de 30 à 32% depuis 2024.

La 57e édition de la FIA, qui ouvre ses portes le 22 juin au Palais des Expositions des Pins Maritimes, rassemblera près de 700 exposants sur plus de 50 000 m². L’Espagne, invitée d’honneur, bénéficie d’une mise en avant particulière, mais la présence française suscite une attention particulière dans les milieux économiques algériens et européens.

En 2025, seule la présence de quelques entreprises françaises avait été constatée, sans pavillon national officiel. Pendant des décennies, la France occupait une place centrale à la FIA avec un immense Pavillon France, historiquement coordonné par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Île-de-France (CCIP) ou via Business France.

La dernière fois que la France a exposé sous cette bannière à la FIA remonte à la période 2022-2023. Pour les partenaires français, l’objectif est donc clair : faire de la FIA 2026 une opportunité pour restaurer la confiance entre les milieux économiques des deux pays, identifier de nouveaux secteurs de coopération et concrétiser des partenariats industriels.

Avant la crise qui a secoué les relations bilatérales, la France était le deuxième fournisseur de l’Algérie (10,6% des importations) et le deuxième client (13,3% des exportations). C’était aussi le premier partenaire européen. Avec 11,8 milliards d’euros d’échanges annuels en 2023, la relation était substantielle.

Puis tout a changé. Les échanges ont perdu 2,4 milliards d’euros en deux ans, passant de 11,8 milliards à 9,4 milliards d’euros. Une chute de 20,3%. Les exportations françaises vers l’Algérie ont chuté de 21% en 2024, puis de 20% au premier trimestre 2025. Elles ont tombé sous la barre du milliard d’euros : de 1,25 milliard à 992 millions.

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