Global Africa Tech : 5 000 participants attendus à Alger à partir de vendredi

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Cinquante ministres, plus de 5 000 participants venus de 45 pays : les chiffres annoncés pour le « Global Africa Tech 2026 » donnent la mesure d’un rendez-vous qui n’a pas de précédent sur le continent dans ce secteur. Du 28 au 30 mars, le Centre international de conférences Abdelatif Rahal accueille ce premier sommet panafricain entièrement consacré aux télécommunications et aux infrastructures numériques.

Organisé par le ministère des Postes et des Télécommunications sous le patronage du président Abdelmadjid Tebboune, l’événement réunit décideurs publics, opérateurs privés et experts du secteur autour d’un programme articulé en quatre piliers, Terre, Air, Mer et Espace. Le slogan retenu, « Tous les réseaux, une seule convergence », résume l’ambition centrale du sommet : penser ensemble des infrastructures qui, aujourd’hui, s’ignorent largement.

Trois jours, quatre chantiers

La première journée est consacrée aux réseaux terrestres, fibres optiques, infrastructures souterraines et connectivité transfrontalière. La deuxième monte vers les communications spatiales et aérospatiales, avec une vitrine dédiée aux entreprises technologiques africaines. La troisième descend sous les mers, entre câbles sous-marins, ports intelligents et corridors numériques. La plénière de clôture doit synthétiser trois jours de travaux et, selon les organisateurs, « formaliser des engagements concrets ».

C’est précisément sur ce dernier point que se mesurera le succès de l’initiative. Les forums africains ne manquent pas de déclarations d’intention ; ce qui fait défaut, le plus souvent, ce sont les mécanismes de suivi et les investissements qui les prolongent.

Une diplomatie de l’infrastructure

La présence annoncée d’une cinquantaine de ministres confère à l’événement une dimension qui dépasse le cadre sectoriel. Les questions d’infrastructure numérique, qui pose les câbles sous-marins, qui contrôle les satellites, qui finance les réseaux de fibre, sont devenues des enjeux de souveraineté à part entière, au même titre que l’énergie ou les transports. Les organisateurs le formulent sans détour : le sommet vise à « harmoniser les politiques publiques et les stratégies d’infrastructure autour d’une vision africaine partagée ».

Algérie Télécom, qui co-organise l’événement, y occupe naturellement une place de premier plan. L’opérateur public entend faire valoir l’expérience algérienne en matière de déploiement de réseaux dans des géographies difficiles, un argument de poids dans un continent où la fracture numérique reste d’abord une fracture géographique.

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