La Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob) a signé lundi une convention de partenariat avec l’Institut de recherche et de formation en finance islamique.
L’accord vise à structurer la formation des professionnels du secteur financier autour d’une certification dédiée aux marchés financiers islamiques.
Le texte de l’accord prévoit la mise en place d’un programme de formation sanctionné par une attestation officielle de «professionnel du marché financier islamique». Les candidats qui suivront ce cursus pourront ainsi obtenir des qualifications reconnues, censées répondre aux exigences techniques d’un secteur en cours de structuration en Algérie.
Un marché en quête de compétences
Au-delà de la certification individuelle, la convention engage les deux signataires à accompagner les opérateurs économiques dans le développement des compétences de leurs personnels. L’objectif déclaré est de leur permettre de maîtriser les instruments propres à la finance islamique, dont le cadre réglementaire s’est progressivement étoffé ces dernières années.
L’accord intervient dans un mouvement plus large d’intégration des outils de financement islamique au sein du marché financier algérien. La Cosob, qui régule et surveille les opérations boursières, élargit ainsi son périmètre d’action vers la qualification des acteurs, un rôle que les régulateurs de marchés développés assument depuis longtemps via des examens d’agrément obligatoires.
La question du vivier humain qualifié reste un point de friction récurrent dans les discussions sur le développement de la finance islamique en Algérie. Plusieurs établissements ont lancé des produits conformes à la charia ces dernières années, sans toujours disposer en interne des ressources formées pour en assurer le montage et le suivi.


