LG et R-ENVIROSOL lancent le 1er circuit formel de recyclage électronique à Alger

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Le 22 avril dernier, à l’occasion de l’Earth Day 2026, LG Electronics Algérie et la société R-ENVIROSOL ont organisé une opération de collecte de déchets électroniques dans les centres de service après-vente agréés de la marque à Alger. Bilan : 460 kilogrammes de produits et pièces usagés récupérés pour être orientés vers des filières de recyclage.

L’opération est modeste en volume, mais elle soulève une question que le secteur industriel algérien peine encore à traiter sérieusement : que fait-on des équipements électroniques en fin de vie ?

En Algérie, la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques — les DEEE — reste largement informelle. Une part significative de ces déchets finit dans des décharges non contrôlées, récupérée par des revendeurs de pièces ou tout simplement abandonnée. Faute d’un cadre réglementaire suffisamment contraignant et de filières industrielles structurées, le recyclage formel demeure marginal. Les équipements contiennent pourtant des métaux lourds — plomb, mercure, cadmium — dont la dispersion dans les sols et les nappes phréatiques représente un risque sanitaire réel.

C’est dans ce vide que s’inscrit le partenariat entre LG et R-ENVIROSOL. La société Environmental Solutions / R-ENVIROSOL se positionne comme un opérateur de traitement des déchets industriels et électroniques, proposant un processus en plusieurs étapes : tri, démantèlement, récupération des matériaux valorisables — métaux, plastiques, composants — puis traitement des résidus non recyclables selon les normes en vigueur. Le modèle économique sous-jacent repose sur la valorisation de ces matières, un segment qui constitue, dans les pays disposant de filières matures, une activité industrielle à part entière.

Du côté de LG, l’initiative s’intègre dans une politique de responsabilité environnementale que le groupe coréen décline à l’échelle mondiale. En Algérie, la démarche reste pour l’instant circonscrite aux centres SAV de la capitale. Elle n’a pas vocation, du moins pour le moment, à couvrir les ménages ou les entreprises en dehors de ce réseau. Ce périmètre limité dit quelque chose sur l’état du marché : organiser une collecte cohérente au-delà d’un réseau propre suppose une logistique, des coûts et une réglementation que le secteur privé ne peut pas absorber seul.

L’enjeu économique est pourtant réel. Les déchets électroniques contiennent de l’or, de l’argent, du cuivre et des terres rares. À l’échelle mondiale, leur valeur est estimée à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an, dont une fraction infime est effectivement récupérée. Pour l’Algérie, développer une filière DEEE structurée représenterait à la fois une opportunité industrielle et une réponse à une pression environnementale croissante.

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