Lutte antidrogue : l’Algérie prévoit des récompenses pour les informateurs

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Un nouveau mécanisme vient renforcer en Algérie les moyens consacrés à la lutte contre le trafic de stupéfiants. Les personnes qui transmettent des informations utiles aux autorités peuvent désormais bénéficier de récompenses financières ou d’autres avantages.

Le dispositif est encadré par le décret exécutif n° 26-272 du 1er août 2026, publié au Journal officiel n° 49. Ce texte définit les règles applicables à l’octroi de ces récompenses aux personnes dont les renseignements contribuent à faire avancer les enquêtes sur les infractions liées aux stupéfiants et aux substances psychotropes.

Concrètement, les informations communiquées peuvent permettre d’identifier des trafiquants, de faciliter leur arrestation ou encore de mettre un terme à leurs activités. Le mécanisme vise ainsi à associer davantage les citoyens aux efforts engagés par les autorités contre les réseaux de drogue.

Des récompenses liées à l’importance des informations

Le nouveau dispositif ne prévoit pas un montant unique pour les personnes qui fournissent des renseignements. La récompense sera déterminée par le responsable du service chargé de l’enquête, en fonction de plusieurs éléments.

Parmi les critères pris en compte figurent notamment la nature de l’infraction, sa durée, son étendue géographique, les circonstances dans lesquelles elle a été commise ainsi que le niveau de complexité de l’enquête.

Les services de police judiciaire et les services des douanes sont habilités à accorder ces récompenses ou avantages. Le procureur de la République territorialement compétent devra toutefois être informé des démarches engagées dans ce cadre.

Les montants pouvant être accordés ne sont pas encore fixés dans le détail. Le décret prévoit que les plafonds ainsi que les modalités de calcul seront précisés ultérieurement dans un arrêté conjoint des ministres de la Défense nationale, de l’Intérieur, de la Justice et des Finances.

Un nouvel outil dans la lutte contre le trafic

Cette mesure découle de l’article 35 bis 1 de la loi portant prévention et répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants. Elle vient compléter les différents instruments déjà mis en place par l’État pour lutter contre ce phénomène.

Ces dernières années, les autorités ont renforcé le cadre juridique applicable aux infractions liées aux drogues, tout en intensifiant les opérations des services de sécurité. Plusieurs réseaux de trafic ont également été démantelés.

Avec ce nouveau système, les pouvoirs publics cherchent désormais à faciliter davantage la remontée d’informations susceptibles d’aider les enquêteurs.

L’objectif est notamment de favoriser les signalements permettant de cibler les trafiquants et de perturber les activités des réseaux criminels. Le gouvernement entend ainsi faire de la coopération des citoyens un élément supplémentaire du dispositif national de lutte contre la drogue, considérée comme un enjeu majeur de sécurité et de santé publiques.

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