Les prix des œufs enregistrent une légère baisse en Algérie en ce début de semaine. Après avoir atteint des niveaux élevés ces dernières semaines, le plateau de 30 unités se négocie désormais entre 520 et 540 dinars sur les marchés de gros, selon plusieurs sources spécialisées dans la filière avicole.
Cette baisse représente un recul de 40 à 50 dinars par plateau par rapport aux dernières cotations. Il y a une dizaine de jours, les prix avaient atteint 570, voire 580 dinars sur certains marchés de gros, notamment à Alger.
Malgré cette diminution, les prix des œufs restent élevés par rapport aux niveaux enregistrés au cours des mois précédents. La baisse actuelle intervient dans un contexte marqué par les mises en garde des autorités contre la spéculation et par le renforcement des contrôles sur les marchés.
Après plusieurs semaines de hausse, le marché des œufs en Algérie montre ainsi les premiers signes d’un repli des prix. Le plateau de 30 œufs, qui s’échangeait autour de 570 à 580 dinars sur certains marchés de gros, affiche désormais des tarifs compris entre 520 et 540 dinars.
Cette évolution reste toutefois limitée au regard de la flambée observée depuis le début de l’été. Les tarifs pratiqués sur les marchés de gros demeurent élevés et la baisse enregistrée en ce début de semaine ne suffit pas, à ce stade, à ramener les prix à leurs niveaux antérieurs.
Par ailleurs, cette évolution intervient après les mises en garde formulées par les différentes autorités du pays contre les pratiques spéculatives. Les services de contrôle relevant des directions du commerce ont intensifié leurs interventions sur le terrain afin d’examiner les causes de la hausse de plusieurs produits alimentaires, dont les œufs.
L’objectif est notamment de vérifier les conditions de commercialisation et de mieux comprendre les facteurs à l’origine de l’augmentation des prix.
Une flambée des prix après les niveaux de juin
Pour mesurer l’ampleur de cette hausse, il faut revenir aux cotations du mois de juin dernier. À cette période, le plateau de 30 œufs se négociait entre 330 et 360 dinars sur les marchés de gros, selon les données communiquées pour cette période.
En quelques semaines, les prix ont ainsi fortement progressé, jusqu’à atteindre 570 à 580 dinars dans certains marchés. Cette évolution a considérablement alourdi le coût d’achat pour les commerçants et les professionnels qui utilisent les œufs comme matière première.
Plusieurs facteurs sont avancés par les producteurs pour expliquer cette flambée. Les fortes chaleurs et incendies enregistrées durant l’été et les intempéries qui ont touché certaines régions du pays auraient occasionné des pertes dans les élevages avicoles. Ces difficultés ont pesé sur les capacités de production et sur l’approvisionnement du marché.
À ces contraintes s’ajoute la hausse des coûts de production. Les dépenses liées à l’alimentation des volailles, aux médicaments et aux autres intrants nécessaires à l’activité avicole contribuent à augmenter le coût de revient pour les producteurs.
La rentrée scolaire et universitaire accentue la demande
Au-delà des contraintes de production, l’évolution des prix s’explique également par les mécanismes de l’offre et de la demande. Le mois de septembre correspond à une période de reprise des activités scolaires et universitaires, qui entraîne une augmentation des besoins en produits alimentaires.
La réouverture des cantines scolaires, des restaurants universitaires et des restaurants des centres de formation professionnelle contribue notamment à soutenir la demande en œufs. Ces structures représentent des débouchés importants pour la filière, compte tenu des volumes qu’elles consomment.
La combinaison de cette demande accrue, des difficultés rencontrées par certains producteurs et de la hausse des coûts de production a ainsi contribué à la flambée des prix observée ces derniers mois.
La légère baisse enregistrée en ce début de semaine constitue donc un premier mouvement de repli, sans pour autant signifier un retour à la normale. Les prochaines cotations permettront de déterminer si cette tendance se confirme et si les prix des œufs peuvent poursuivre leur recul sur les marchés de gros en Algérie.



