Pétrole : les menaces de Trump sur Téhéran réactivent le grand yo-yo du baril

Maghreb Emergent
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Les menaces du président américain, Donald Trump sur Téhéran ont animé une nouvelle fois les marchés pétroliers.
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Les cours du pétrole ont regagné du terrain mardi 1er septembre, après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, qui ravive les craintes de perturbation de l’approvisionnement dans la principale région productrice de brut au monde.

Le Brent s’échangeait à 91,05 dollars le baril à 0h44 GMT, en hausse de 56 cents (+0,6 %), tandis que le WTI américain progressait de 83 cents (+1 %) à 86,59 dollars. La séance précédente avait déjà été marquée par une flambée : le Brent avait clôturé en hausse de 2,7 %, à son plus haut niveau depuis le 25 août, et le WTI de 2,8 %, au plus haut depuis le 21 août.

Cette nouvelle poussée fait suite aux menaces formulées lundi par le président américain Donald Trump, qui a promis de nouvelles frappes contre l’Iran après un premier échange d’attaques directes entre les deux pays en un mois, dimanche. Un épisode qui relance une confrontation récemment retombée dans une phase de bras de fer économique plutôt que militaire.

Le retour des frappes replace le risque de représailles iraniennes au centre des préoccupations des marchés, avec en toile de fond la crainte de dommages aux infrastructures énergétiques du Golfe et un regain d’incertitude pour le trafic maritime — une allusion directe au détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement mondial.

Selon un sondage Reuters mené en août auprès d’analystes, les prix du pétrole devraient rester au-dessus de 80 dollars le baril sur l’ensemble de 2026, en raison de perturbations persistantes du transport maritime dans la région.

Maghreb Emergent avec Reuters

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