Tarifs de transport bloqués : les taxieurs attendent le statut d’auto-entrepreneur

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les chauffeurs de Taxi veulent les statut d'auto entrepreneur

Le début de l’année 2026 a été marqué par une forte tension, à la suite de l’augmentation des prix du carburant. Les chauffeurs de taxi avaient menacé de lancer un mouvement de grève nationale. Finalement, ils ont choisi la voie du dialogue. Mais après près de cinq mois d’attente, la situation est loin de s’améliorer. Le calme observé chez les chauffeurs ne signifie pas que le problème soit réglé. Aujourd’hui, ils interpellent directement le Premier ministre et le ministre de l’Économie de la connaissance pour obtenir des réponses concrètes.

L’urgence de revoir des tarifs bloqués depuis des années

Le constat du syndicat SNTT-UGTA est sans appel : les chauffeurs travaillent à perte. Dans une lettre adressée au Premier ministre, l’organisation dénonce la dégradation des tarifs de transport, qui n’ont connu aucune révision depuis plusieurs années. Pourtant, l’ensemble des coûts a augmenté.

Les professionnels rappellent que le coût de la vie et l’entretien des véhicules ont explosé. « Nous vivons dans des conditions difficiles, face à l’augmentation continue des coûts d’exploitation : carburant, pièces de rechange, maintenance, impôts et prix des voitures », précise le communiqué. Cette situation pèse directement sur le pouvoir d’achat des chauffeurs. Le syndicat demande une révision urgente pour trouver un équilibre entre l’intérêt du chauffeur et la garantie d’un service de qualité pour le citoyen.

Auto-entrepreneur: un statut attendu

L’autre grand dossier concerne le cadre légal de l’activité. Les chauffeurs veulent intégrer le régime de l’auto-entrepreneur. Cette demande a déjà reçu un accord de principe du ministère de l’Intérieur et des Transports. Cependant, le dossier semble avancer lentement.

Le syndicat a envoyé une lettre de rappel pour accélérer les démarches. Ce statut est perçu comme une solution pour alléger les dépenses. « Cette mesure est considérée comme un soutien indirect à une catégorie professionnelle engagée dans un service public », souligne le texte. En devenant auto-entrepreneurs, les chauffeurs pourraient bénéficier d’un cadre fiscal plus souple et réduire certaines charges devenues difficiles à supporter.

Le syndicat appelle le Premier ministre à débloquer ces deux dossiers. Mais l’espoir a ses limites. Si les tarifs ne sont pas actualisés et si le statut d’auto-entrepreneur n’est pas validé rapidement, les chauffeurs pourraient revenir à la grève pour se faire entendre.

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