Tebboune et l’opposition : la diaspora veut des mesures concrètes

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الرئيس عبد المجيد تبون أمام الجالية الجزائرية في ألمانيا

Un collectif de la diaspora algérienne vient de rendre publique une lettre ouverte, en réaction aux déclarations du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune lors de son récent déplacement en Allemagne. Tout en prenant acte de la reconnaissance de la légitimité de l’opposition, les signataires conditionnent un véritable climat de confiance à l’adoption de mesures concrètes et à la fin des pratiques restrictives.

Lors de son échange, le 16 juillet 2026 à Berlin avec les membres de la communauté nationale établie en Allemagne, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que les opposants étaient les bienvenus dans leur pays. Les signataires de la lettre ouverte, issus de diverses sensibilités et résidant principalement en France et au Canada, notent avec intérêt que cette déclaration « affirme qu’il est légitime de s’opposer aux politiques publiques et de proposer des alternatives pour l’avenir du pays».

Des garanties pour la liberté de circulation et d’opinion

Pour les auteurs de la lettre, ce discours doit désormais sortir du cadre symbolique pour se traduire en actes concrets. « Nous attendons que cette parole présidentielle se traduise en actes concrets, notamment par : la garantie du respect du droit à la liberté de circulation pour tout·e·s les Algérien·ne·s de la diaspora, en mettant fin aux entraves administratives liées à la délivrance des documents de voyage… ».

Ils réclament également « l’abandon des pratiques consistant à contraindre certain·e·s militant·e·s à signer un document de “repentance” et de renoncement à leurs convictions comme condition de leur retour au pays », alors que les opinions politiques ne constituent pas un délit pour lequel il faudrait demander pardon, estiment-ils.

Réformes législatives et amnistie générale

Autre garantie exigée par les signataires de la lettre ouverte : l’abrogation de l’article 87 bis du Code pénal. Ils considèrent que « cet appel adressé aux opposants ne pourra se concrétiser sans l’abrogation des dispositions de loi liberticides, telles que l’article 87 bis du Code pénal, qui criminalise précisément cette expression politique que vous affirmez aujourd’hui reconnaître comme légitime ».

Parmi les mesures « concrètes » réclamées par les signataires figure « l’adoption d’une amnistie générale en faveur des détenu·e·s politiques et d’opinion, ainsi que de toutes les personnes poursuivies ou condamnées pour l’exercice pacifique de leurs droits et libertés ».

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