Transports Algérie-Oman : trois accords signés, un partenariat maritime qui se concrétise

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Depuis les visites officielles respectives des chefs d’État algérien et omanais, en 2024 et 2025, il y a un intérêt grandissant des investisseurs et autorités omanaises pour le marché algérien, notamment depuis la création d’un fonds d’investissement commun de 300 millions de dollars US. Agriculture, industrie automobile, énergie et dernièrement les transports.

Le ministre omanais des Transports, des Communications et des Technologies de l’information, Saïd bin Hamoud Al Maawali, était à Alger hier, mardi 5 mai. Au terme d’une séance de travail avec son homologue, Saïd Sayoud, ministre de l’intérieur et des transports, en présence de la ministre Haut-commissaire à la numérisation Meriem Benmouloud, les deux parties ont signé plusieurs mémorandums d’entente et un programme exécutif de coopération dans le secteur des transports.

Maritime : Serport s’associe au groupe omanais Asyad

Le premier accord concerne la gestion portuaire. Le groupe algérien des services portuaires Serport et le groupe logistique omanais Asyad ont signé un mémorandum d’entente portant sur l’échange d’expertises et le renforcement de la coopération dans les services portuaires.

Il est à noter que le groupe Asyad n’est pas un inconnu dans l’équation algérienne : la société omanaise est déjà en discussion avec Hyproc, le transporteur maritime algérien des hydrocarbures, pour la construction de deux nouveaux navires GNL. Lors de sa visite à Oran, Al Maawali a pris connaissance de la flotte de Hyproc — 14 navires actifs — et des programmes de formation maritime en cours.

Rappelons également que le groupe Asyad contrôle notamment le port de Salalah, classé parmi les plus efficaces au monde avec 50 connexions directes sur les routes maritimes mondiales. Pour l’Algérie, qui cherche à positionner ses exportations vers les marchés du Golfe, de l’Afrique de l’Est et de l’Asie, ce partenariat a une valeur logistique réelle.

Aérien : accord entre l’aéroport d’Alger et les aéroports d’Oman

Le deuxième accord porte sur les services d’assistance au sol aéroportuaire. La société de gestion des services et infrastructures aéroportuaires d’Alger (SGSIA-Houari Boumediene) et son homologue omanaise ont signé un mémorandum d’entente visant à améliorer la qualité des services et la performance opérationnelle dans les deux pays. L’accord reste pour l’instant dans le registre de la coopération technique — aucun calendrier d’application n’a été communiqué.

Les deux parties ont également arrêté un programme exécutif couvrant l’ensemble des modes de transport. Ce type de document fixe les axes de coopération à mettre en œuvre dans un délai déterminé. Son contenu précis n’a pas été rendu public.

A cet effet, lors de la Foire internationale d’Alger de 2025, où le Sultanat d’Oman était invité d’honeur, le directeur de l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI), Omar Rekache, a déclaré que les investissements omanais en Algérie devraient atteindre 10 milliards de dollars à moyen terme.

Depuis la visite d’État du président Tebboune à Mascate en octobre 2024 et la visite en retour du sultan Haitham ben Tariq à Alger en mai 2025, les deux pays ont multiplié les protocoles dans des secteurs variés. Le secteur des transports était, jusqu’ici, en retard sur l’énergie et l’agriculture, où plusieurs accords sont en cours ou en attente d’exécution.

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