Les côtes de la wilaya de Béjaïa viennent d’accueillir une opération aquacole d’envergure nationale. Pas moins de 1,5 million d’alevins de dorade royale ont été ensemencés dans les cages flottantes de la zone d’Azghar, au large de la commune de Beni Ksila. Le coup d’envoi de la saison d’élevage est officiellement donné.
L’opération s’est déroulée sur le site de la Ferme Bleue d’aquaculture, en première phase de la saison en cours. En une seule mise à l’eau, 1,5 million de juvéniles de dorade royale ont rejoint les cages flottantes d’Azghar. Les autorités locales annoncent déjà des opérations similaires dans d’autres fermes de la région dans les prochaines semaines.
Cette dynamique confirme la montée en puissance d’un secteur longtemps resté marginal. Aujourd’hui, les firmes d’élevage se multiplient à Beni Ksila. Chaque année, des centaines de tonnes de poissons — principalement de la dorade et du loup de mer — quittent les eaux de la région pour être commercialisées dans les quatre coins du pays.
Beni Ksila, pôle national de l’aquaculture
La commune de Beni Ksila, située à l’extrême nord-ouest de la wilaya de Béjaïa, s’impose désormais comme un pôle national de l’aquaculture par excellence. Elle tire profit d’atouts naturels remarquables. Sa façade maritime, la qualité de ses eaux et sa position géographique en font un site idéal pour l’élevage en mer ouverte. Les investisseurs l’ont bien compris. Les firmes s’y installent les unes après les autres, transformant progressivement ce territoire en véritable hub de l’économie bleue nationale.
La dorade produite ici répond à une demande intérieure en forte croissance. De surcroît, la qualité du produit forge une réputation solide sur les marchés locaux et régionaux. Beni Ksila s’impose ainsi comme une référence incontournable à l’échelle nationale.
Un moteur économique pour toute la wilaya
L’aquaculture est désormais une activité à part entière dans la région. Elle ne se limite pas aux seules fermes marines. C’est toute une économie locale qui se structure autour de cette filière. En amont, fournisseurs d’alevins, fabricants d’aliments pour poissons et prestataires techniques multiplient leurs interventions. En aval, livreurs, transformateurs, distributeurs et restaurateurs bénéficient directement de l’essor du secteur.
Ainsi, la dorade de Beni Ksila génère des emplois directs et indirects dans toute la wilaya de Béjaïa. Elle contribue à la création de richesse locale. Elle renforce, par ailleurs, la sécurité alimentaire nationale — un objectif prioritaire clairement affiché par les pouvoirs publics.
Les autorités locales confirment leur volonté de poursuivre le soutien à ces projets porteurs. Elles y voient le reflet d’une dynamique économique nouvelle, ancrée dans le potentiel maritime immense que recèle la côte béjaouie.
L’aquaculture n’est plus une activité expérimentale en Algérie. C’est une industrie qui produit, emploie et approvisionne tout le pays. Avec Beni Ksila en tête de pont, la wilaya de Béjaïa s’impose durablement sur la carte nationale de l’élevage de dorade et de poissons marins nobles.


