À quelques semaines de la haute saison estivale, l’allocation touristique de 750 euros suscite à nouveau l’intérêt des vacanciers algériens, en particulier ceux qui privilégient la voiture pour se rendre en Tunisie. Voici un point complet sur les règles actuellement en vigueur.
Une rumeur qui inquiète les vacanciers algériens
L’allocation touristique, communément appelée « caution touristique » par les voyageurs, est régie par les dispositions appliquées depuis juillet 2025. Elle permet aux voyageurs algériens majeurs remplissant les conditions réglementaires de bénéficier d’un montant annuel de 750 euros.
Ce dispositif s’applique indépendamment du mode de déplacement choisi. Les voyages effectués par voie terrestre, très prisés par les familles algériennes pour leur flexibilité et leur coût souvent réduit par rapport à l’avion, sont pleinement intégrés au mécanisme. La réglementation prévoit d’ailleurs des justificatifs spécifiques adaptés aux passages frontaliers et aux formalités de change pour les voyageurs en voiture.
La caution touristique de 750 euros est-elle toujours valable ?
Depuis plusieurs mois, la Banque d’Algérie a resserré certaines conditions d’octroi, dans un objectif de lutte contre les abus et les détournements de l’allocation vers le marché parallèle des devises.
Concrètement, le voyageur doit disposer d’un compte bancaire actif auprès de sa banque domiciliataire. Le règlement de la contre-valeur en dinars doit s’effectuer par des moyens scripturaux émis par les établissements bancaires, et toute utilisation détournée du montant attribué est proscrite.
Ces mesures de contrôle, qui visent à encadrer plus strictement le dispositif, ne modifient en rien les conditions liées au mode de transport emprunté par le voyageur.
Des conditions renforcées, mais aucune exclusion des voyageurs terrestres
Si aucune suppression n’a été annoncée, les autorités ont néanmoins renforcé les contrôles depuis le début de l’année. La Banque d’Algérie a durci certaines conditions afin de lutter contre les abus et les détournements de l’allocation touristique vers le marché parallèle des devises.
Parmi les mesures appliquées, le voyageur doit disposer d’un compte bancaire actif auprès de la banque domiciliataire. Le paiement de la contre-valeur en dinars doit également s’effectuer par des moyens scripturaux émis par les établissements bancaires.
La réglementation interdit aussi toute utilisation détournée du montant attribué. Ces restrictions visent à mieux contrôler le dispositif, mais elles ne concernent pas le mode de transport utilisé par le voyageur.
À qui profitent ces rumeurs ?
La question commence à se poser dans les milieux touristiques tunisiens. Le média spécialisé Destination Tunisie s’est interrogé cette semaine : « À qui profite la rumeur ? ».
Selon plusieurs observateurs du secteur, ces informations apparaissent régulièrement à l’approche de la haute saison touristique. Certains professionnels estiment qu’elles pourraient servir des intérêts commerciaux visant à détourner une partie des vacanciers algériens vers d’autres destinations.
Une chose est certaine : la Tunisie demeure l’une des destinations préférées des Algériens. En 2025, plus de 4 millions de visiteurs algériens ont franchi la frontière tunisienne, un niveau record largement soutenu par l’introduction de l’allocation touristique de 750 euros.
Parallèlement, certaines mesures restent toujours en vigueur. Depuis le début de l’année 2026, les autorités algériennes ont notamment relevé certaines taxes appliquées aux véhicules traversant les frontières et maintenu des restrictions sur certains moyens de locomotion.


