La ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a tenu jeudi une séance de travail conjointe avec ses homologues de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, et de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El-Mahdi Oualid.
La rencontre s’inscrit dans le cadre de l’application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, portant sur le renforcement des mécanismes de contrôle de la conformité des produits importés aux postes frontaliers terrestres, maritimes et aériens.
La réunion, à laquelle ont pris part des représentants d’établissements et d’organismes nationaux concernés ainsi que des cadres et experts spécialisés, a débouché sur l’installation d’un groupe de travail technique interministériel.
Celui-ci est chargé de mettre en place l’ensemble des dispositions et mesures nécessaires à la concrétisation des orientations issues de la réunion du Conseil des ministres tenue le 7 juin dernier, selon un communiqué du ministère du Commerce intérieur.
La rencontre a également permis d’arrêter une méthodologie de travail commune en vue de la création de laboratoires spécialisés dans le contrôle de la conformité des produits importés, devant être équipés d’instruments scientifiques modernes à haute précision.
Cette initiative intervient dans un contexte où la question du contrôle des importations demeure sensible. Les autorités algériennes ont multiplié ces dernières années les dispositifs réglementaires dans ce domaine, des licences d’importation introduites en 2016 au retour partiel du crédit documentaire, en passant par les restrictions sectorielles périodiques, sans que ces mesures n’aient jusqu’ici permis d’établir un cadre de contrôle qualitatif jugé pleinement satisfaisant par les opérateurs économiques et les associations de consommateurs.
La mise en place effective des laboratoires annoncés, leur calendrier de déploiement et leurs prérogatives réelles restent, à ce stade, sans précision officielle.

