La Compagnie algérienne de dessalement des eaux (ADC), filiale de Sonatrach, a signé, ce lundi 15 juin, trois accords-cadres de coopération avec l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable (ONEDD), la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique, et l’université Kasdi Merbah de Ouargla.
Mohamed Arkab, ministre d’État aux Hydrocarbures, a présidé la cérémonie aux côtés de Kowthar Krikou, ministre de l’Environnement, et d’Abdelkader Djalaoui, ministre des Travaux publics, en présence du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi.
Valoriser la saumure
Chaque accord couvre un périmètre distinct. Avec l’ONEDD, ADC s’engage sur la surveillance environnementale et l’échange d’expertise. Avec la Direction générale de la recherche scientifique, le texte cible la valorisation des sels et minéraux issus du dessalement. Avec l’université de Ouargla, il prévoit formation, encadrement et recherche participative.
En marge du 2e Colloque national sur le dessalement, l’ADC avait annoncé son intention de lancer des études de faisabilité sur la valorisation de la saumure issue du dessalement et des eaux souterraines sahariennes.
19 stations, 42 % des besoins couverts
ADC gère aujourd’hui dix-neuf stations de dessalement, avec une production de 3,7 millions de mètres cubes par jour, couvrant 42 % des besoins en eau potable des ménages algériens. Arkab a évoqué lundi une capacité «proche de 3,85 millions de mètres cubes journaliers», avec un objectif de 60 % de couverture nationale d’ici 2030, dans le cadre de la Stratégie nationale de l’eau 2021-2030.
La construction des cinq dernières usines a été achevée en vingt-cinq mois, avec dix mille travailleurs mobilisés en continu. La part des produits nationaux intégrés dans ces installations ne dépasse pas 30 %.
La station de Tighremt, à Toudja (Béjaïa), illustre les écarts entre annonces et réalité opérationnelle : présentée comme fonctionnant à pleine capacité, elle demeurait «pour l’essentiel théorique» sur le terrain en décembre 2025. Début juin, la station de Cap Blanc à Oran avait été mise à l’arrêt huit jours pour maintenance annuelle.
ADC a par ailleurs annoncé le lancement d’une étude de faisabilité sur l’hydrogène vert pour couvrir les besoins énergétiques de ses installations.

