Mercredi à Alger, Mohamed Arkab, ministre d’État aux Hydrocarbures, recevait Ekperikpe Ekpo, son homologue nigérian, et Hamadou Tini, ministre nigérien du Pétrole. Nour Eddine Daoudi, PDG de Sonatrach, participait aux côtés des directions de la NNPC et de la Sonidep.
Les trois délégations ont adopté le rapport final de l’étude de faisabilité réalisée par Penspen, qui devient la référence technique et économique pour toutes les phases suivantes. Les procédures de concrétisation sont officiellement enclenchées, avec poursuite de la coordination entre Sonatrach, NNPC et Sonidep.
Le lancement des travaux du tronçon algérien a été annoncé. Ce segment connecte le territoire nigérien aux infrastructures d’export existantes, les gazoducs Medgaz vers l’Espagne et TransMed vers l’Italie. Il permettra aussi d’écouler les volumes issus des bassins algériens, notamment le bassin d’Ahnet, explicitement cité dans le communiqué final.
841 kilomètres sans date
Sur les 4 128 kilomètres du tracé total, 841 restent à construire côté nigérien. Sonatrach en a pris la maîtrise d’ouvrage depuis sa mission technique à Niamey en mars. Aucune date de démarrage n’a été annoncée. Les trois ministres ont «réaffirmé l’engagement de leurs pays» à poursuivre le travail conjoint.
La Banque africaine de développement a confirmé fin mai sa disposition à financer le projet. L’Afreximbank a également montré un intérêt similaire, mais aucun engagement ferme n’a été rendu public.
Le projet concurrent, le Nigeria-Morocco Gas Pipeline, accumule ses propres retards. Son étude de faisabilité finale, prévue pour 2024, a glissé à mi-2026 faute d’acheteurs engagés. Sa mise en service complète reste projetée à 2046, pour un coût révisé à 25 milliards de dollars. Rabat cherche ses financeurs à Washington depuis début mai.
Le TSGP dispose de ses infrastructures côté algérien et vient d’obtenir son feu vert technique. Il lui manque un calendrier et un financement bouclé pour les 841 kilomètres nigériens. C’est le seul chiffre qui compte désormais.


