Le Brent repasse au-dessus de 106 dollars, les négociations Iran-États-Unis dans l’impasse

Maghreb Emergent
2 min de lecture
Pétrole

Mardi 12 mai 2026, à 10h40, le baril de Brent s’échangeait à 106,84 dollars sur l’ICE, en hausse de 2,52 % sur la séance. Le WTI américain progressait dans les mêmes proportions, à 101,04 dollars, soit plus 3,03 %.

Ce rebond fait suite à un début de semaine diplomatique agité. Donald Trump a rejeté la proposition iranienne de cessez-le-feu formel et qualifié la trêve en vigueur de «fragile», des déclarations qui ont suffi à raviver les primes de risque sur l’ensemble des marchés pétroliers.

La semaine en creux puis en reprise

Les données de clôture sur cinq jours sont édifiants. Le Brent avait atteint 109,87 dollars mardi 5 mai, avant de reculer à 100,06 dollars jeudi, puis de se stabiliser autour de 101 dollars vendredi. La moyenne hebdomadaire ressort à 103,34 dollars pour le Brent, 97,13 dollars pour le WTI. La clôture lundi 11 mai à 104,21 dollars indique un regain d’achats directionnels en début de semaine.

Ce profil en creux puis en reprise traduit une alternance entre espoir de désescalade et retour du facteur géopolitique, désormais ancré dans les cotations depuis la fermeture du détroit d’Ormuz le 28 février dernier.

Washington ferme la porte

Le rejet américain de la proposition iranienne modifie le calendrier des négociations. Trump, dans des déclarations rapportées dans la nuit de lundi à mardi, a estimé que l’Iran n’avait pas fourni de garanties suffisantes sur son programme nucléaire. Cette sortie a effacé la fenêtre d’accalmie qui avait brièvement ramené les cours sous 100 dollars la semaine passée.

Pour les marchés, le détroit d’Ormuz reste la variable d’ajustement centrale. Quelque 20 % des flux mondiaux d’hydrocarbures y transitaient avant le 28 février. Toute résurgence des tensions irano-américaines se répercute mécaniquement sur les primes d’assurance maritime et les cours spot.

Partager cet article