Port de Béjaïa : les grignons d’olive deviennent un produit d’exportation

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Chargement de 2.053 tonnes de grignons d’olive au port de Béjaïa. ©EPB

Le port de Béjaïa poursuit ses opérations d’exportation hors hydrocarbures. Cette fois, ce sont 2053 tonnes de grignons d’olive qui ont quitté le port dans le cadre d’une nouvelle expédition destinée aux marchés étrangers, l’information a été relayée par l’entreprise portuaire sur sa page Facebook.

Cette opération, portant sur 2053 tonnes de grignons d’olive, illustre la place croissante prise par certains produits dérivés de l’agriculture algérienne dans les exportations nationales.

Le port de Béjaïa renforce les exportations hors hydrocarbures

Depuis plusieurs mois, le port de Béjaïa multiplie les opérations d’exportation de produits agricoles, agroalimentaires et industriels. Les grignons d’olive rejoignent ainsi une longue liste de marchandises expédiées depuis cette infrastructure portuaire, considérée comme l’une des plus dynamiques du pays.

Les grignons d’olive sont le résidu obtenu après extraction de l’huile d’olive. Longtemps considérés comme un simple déchet agricole, ils sont aujourd’hui utilisés dans plusieurs secteurs industriels, notamment dans la production d’énergie, l’alimentation animale ou encore certains produits dérivés destinés à l’industrie.

Cette nouvelle expédition porte sur 2053 tonnes de grignons d’olive exportées depuis le port de Béjaïa. Elle intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités algériennes de développer les exportations hors hydrocarbures et de diversifier les revenus du pays.

Ces dernières années, plusieurs entreprises locales ont commencé à investir dans la valorisation des sous‑produits agricoles afin de répondre à une demande croissante sur certains marchés étrangers.

Les grignons d’olive deviennent un produit recherché

En Méditerranée, les grignons d’olive connaissent une demande importante, notamment dans les pays spécialisés dans la biomasse et les combustibles alternatifs. Le produit peut être transformé en combustible naturel ou utilisé dans certaines industries de transformation. Cette valorisation permet également de réduire les déchets issus des huileries.

Dans plusieurs régions algériennes productrices d’huile d’olive, notamment en Kabylie, la question du traitement des résidus agricoles reste un enjeu important. L’exportation de ces sous‑produits ouvre ainsi de nouvelles perspectives économiques pour certaines entreprises locales.
Le développement de cette filière pourrait également créer davantage d’activité autour du stockage, du transport et du traitement des déchets agricoles.

Béjaïa confirme son rôle stratégique dans le commerce extérieur

Le port de Béjaïa continue de jouer un rôle central dans les exportations algériennes. Grâce à sa position géographique et à son activité soutenue, il figure parmi les principaux points de sortie des marchandises hors hydrocarbures.

Ces dernières années, plusieurs opérations d’exportation de produits agricoles, de clinker, de matériaux industriels et de produits transformés ont été enregistrées depuis le port.

La dynamique actuelle reflète aussi les transformations progressives du commerce extérieur algérien. Les autorités cherchent à réduire la dépendance aux hydrocarbures en encourageant les exportations liées à l’agriculture, à l’industrie et à la transformation locale. Pour les opérateurs économiques, la valorisation des grignons d’olive représente également une manière de créer davantage de valeur ajoutée à partir de ressources déjà disponibles localement.

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