Rezig – ABEF : vers un allègement du contrôle des importations ?

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Vue sur le port de Djendjen, point névralgique du commerce maritime de l’Est algérien.

La question revient avec insistance chez les opérateurs économiques. Le contrôle des importations sera-t-il revu ? La tenue hier d’une réunion entre le ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, et l’ABEF relance le débat. Sur le terrain, la domiciliation bancaire est devenue un casse-tête pour les véritables importateurs. Les procédures sont compliquées. Les délais s’allongent. Et les opérateurs peinent à suivre.

Selon le communiqué, cette rencontre a réuni les banques commerciales, les institutions financières et les acteurs du leasing. L’objectif affiché est clair : « faciliter les opérations de commerce extérieur » et améliorer la prise en charge des dossiers liés au PPI. Une nouvelle organisation a été évoquée pour traiter les réclamations et permettre le changement de banque ou d’agence dans le cadre de la domiciliation bancaire.

Belkacem Boukhrouf : le PPI freine l’économie

Mais sur le fond, les critiques persistent. L’économiste Belkacem Boukhrouf l’a déjà affirmé : le PPI agit comme un frein pour le marché algérien. Selon lui, « ce mécanisme limite les possibilités de rebond des acteurs du commerce extérieur ». Il empêche les entreprises de saisir des opportunités, surtout à court terme.

Le constat est lourd. Baisse des investissements. Ralentissement de la croissance. Moins d’emplois créés. Certains opérateurs ont même arrêté leur activité. À cela s’ajoute un manque d’intrants, qui impacte directement la production nationale. Résultat : une offre réduite et une pression sur les prix.

Pour Boukhrouf, la solution est simple. Il faut revoir l’application du PPI. « Le mieux serait de limiter ce dispositif aux produits périphériques et de libérer les intrants essentiels ». Une position qui rejoint les attentes de nombreux importateurs.

Rezig ouvre une fenêtre sur le PPI pour les équipements

Face à ces critiques, le ministère tente d’ajuster. Une décision récente a été prise : la réouverture du PPI pour le fonctionnement, jusqu’au 30 avril. Une mesure attendue par plusieurs entreprises, notamment industrielles.

Lors de la réunion, Rezig a insisté sur la nécessité de « renforcer la coordination entre les acteurs » et de faciliter les procédures. Le recours au leasing a aussi été mis en avant comme solution de financement alternatif.

Ces ajustements vont-ils suffire ? La question reste posée. Les opérateurs attendant des mesures plus concrètes. Moins de contraintes. Plus de flexibilité.

Aujourd’hui, le débat dépasse les procédures. Il touche à l’orientation globale du commerce extérieur. Le ministère est face à un choix : maintenir un contrôle strict ou amorcer une véritable ouverture.

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