Tizi Ouzou : un investissement de 40 millions de dinars risque l’arrêt définitif

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La situation est critique. À Draâ El Mizan, à une cinquantaine de kilomètre au sud-ouest de la ville de Tizi-Ouzou, un investisseur industriel tire la sonnette d’alarme. Dans une lettre adressée au Premier ministre, il demande une intervention urgente. Son usine est menacée de fermeture à cause d’un problème de foncier industriel non réglé depuis des années.

M. Hocini Noureddine, gérant d’une entreprise de fabrication d’emballages, affirme avoir « frappé à toutes les portes » sans solution. Aujourd’hui, il risque de perdre son activité. Il parle d’une décision d’évacuation imminente. « Mon usine est menacée de fermeture avant la fin de cette semaine », écrit-il.

40 millions de dinars investis et des emplois menacés

L’investissement est lourd. Plus de 4 milliards de centimes engagés sur le terrain. L’usine a permis la création de plus de 50 emplois directs et indirects. Et elle peut aller plus loin. Selon l’investisseur, la capacité peut atteindre jusqu’à 200 emplois à l’avenir.

Mais tout peut s’arrêter. « Mon investissement et mon usine sont aujourd’hui menacés d’arrêt total », alerte-t-il. Une situation qui va envoyer des dizaines d’ouvriers au chômage. Une perte directe pour l’économie locale.

Une commission de wilaya a pourtant reconnu la réalité du projet. Elle a confirmé que l’investisseur exploite réellement le lot n°15. Elle a aussi validé la valeur de l’investissement et les emplois créés. Malgré cela, aucune régularisation n’a été faite.

Foncier industriel : un système de location qui bloque les investisseurs

Le problème dépasse un seul cas. Il concerne toute la zone d’activités. L’investisseur dénonce une situation anormale. « Nous ne sommes que de simples locataires », explique-t-il. Les terrains sont détenus par des bénéficiaires des années 90 qui n’ont jamais lancé de projets.

Ces derniers louent aujourd’hui les lots à des prix élevés. Une pratique qui freine l’investissement. « Les véritables industriels sont contraints de louer auprès de faux investisseurs », écrit-il. Pire encore, ces propriétaires exercent des pressions. « Ils pratiquent le chantage et menacent d’expulser les exploitants », ajoute-t-il.

Pour lui, cette situation va à l’encontre des orientations de l’État. Le foncier industriel doit revenir aux vrais investisseurs. Pas à des intermédiaires qui bloquent le développement.

Aujourd’hui, l’urgence est réelle. Après plusieurs tentatives sans réponse, cette lettre reste sa dernière chance. Sans intervention rapide, son usine va fermer le mercredi prochain. Un projet industriel va disparaître. Et avec lui, des emplois et des perspectives pour toute une région.

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