Algérie : l’euro repart à la hausse sur le marché noir

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L’euro reprend de la vigueur sur le marché parallèle des devises. Ce mercredi 20 mai 2026, le billet de 100 euros s’échange à la vente contre 27 850 dinars, soit une progression de 100 dinars par rapport à la séance de mardi. À l’achat, le cours oscille entre 27 600 et 27 650 dinars pour 100 euros, en hausse également de 100 dinars. Cette remontée intervient après plusieurs séances consécutives à la baisse.

Cette reprise n’est pas le fruit du hasard. Selon un connaisseur du marché parallèle, la hausse s’explique avant tout par une reprise significative de la demande en euros. Deux catégories d’acteurs sont particulièrement actives en ce moment. D’un côté, les importateurs du cabas recommencent à s’approvisionner en devises. De l’autre, les agences de voyage se préparent à relancer leur activité. Ces deux segments anticipent la fête de l’Aïd, prévue dans une semaine environ.

Concrètement, la logique est simple : plus la demande augmente, plus les cours montent. Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment sur les places informelles de change à Alger et ailleurs.

Au-delà de la demande locale, le contexte international joue également en faveur de cette remontée. La persistance de l’accalmie au Moyen-Orient rassure les opérateurs économiques. Par ailleurs, l’annulation de la reprise des bombardements américains sur l’Iran constitue un signal positif pour les marchés mondiaux. Cette désescalade réduit la nervosité des acteurs du commerce international.

En effet, quand les tensions géopolitiques s’apaisent, le commerce reprend. Et quand le commerce reprend, la demande en devises fortes, dont l’euro, s’intensifie naturellement.

Plusieurs séances baissières effacées

Il faut rappeler que l’euro avait enregistré plusieurs baisses consécutives sur ce marché noir ces derniers jours. Cette correction était liée à une demande atone, dans un contexte de ralentissement post-ramadan. Toutefois, la perspective de l’Aïd relance la machine. Les voyageurs, les commerçants et les familles recommencent à acquérir des euros pour leurs dépenses à venir.

Cette dynamique confirme un schéma récurrent sur le marché parallèle algérien : les grandes fêtes religieuses génèrent des pics de demande en devises étrangères, en particulier l’euro.

La tendance haussière pourrait se maintenir dans les jours qui précèdent l’Aïd. Tout dépendra de l’évolution de la demande et de la situation géopolitique régionale. Les opérateurs du marché noir restent attentifs à ces deux facteurs. Une nouvelle escalade au Moyen-Orient ou un rebond inattendu de la demande pourraient encore faire bouger les cours dans un sens ou dans l’autre.

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