Les autorités algériennes ont procédé, mercredi 19 août, via le passage frontalier de Zouj Bghal, reliant Maghnia à Oujda, à la remise de 49 ressortissants marocains aux autorités de leur pays. Parmi ce groupe de candidats à la migration irrégulière figuraient deux femmes et deux mineurs, selon l’Association marocaine d’aide aux migrants en situation vulnérable (AMSV).
Cette opération constitue la seconde du genre en moins d’une semaine. Un transfert similaire avait eu lieu le 12 août, avec la remise de dix ressortissants marocains par le même point de passage. Au total, 59 Marocains ont ainsi été renvoyés vers le Maroc en l’espace de sept jours.
L’AMSV affirme par ailleurs avoir enregistré plusieurs centaines de demandes de suivi émanant de familles marocaines. Ces requêtes concernent des ressortissants interpellés en Algérie pour infraction à la législation sur l’émigration clandestine, ou dont le parcours migratoire a été interrompu alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe.
Des procédures encadrées
Du côté des autorités algériennes, la gestion de ces situations répond à des procédures légales encadrées. Les personnes interceptées en situation irrégulière font l’objet d’une vérification d’identité systématique devant un juge des libertés. Les services de la police des frontières algérienne collaborent ensuite avec les représentations consulaires marocaines en Algérie, notamment le consulat d’Oran, afin d’organiser les procédures de rapatriement humanitaire et de reconduite à la frontière.
Cette coopération consulaire intervient alors même que les relations entre Alger et Rabat restent fortement dégradées et que la frontière terrestre entre les deux pays est officiellement fermée depuis 1994. Le point de passage de Zouj Bghal, autrefois emblématique de la circulation entre les deux pays, n’est désormais utilisé que de manière ponctuelle pour des opérations nécessitant une coordination entre les autorités des deux côtés de la frontière.


