Algérie-Niger : Arkab de retour à Niamey pour suivre le TSGP et le bloc de Kafra

Le tronçon nigérien du gazoduc transsaharien, 841 km encore à l'étude, sera l'un des principaux dossiers de la visite de Mohamed Arkab au Niger, les 21 et 22 septembre.

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Mohamed Arkab et le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, lors de leur entretien au siège du ministère du Pétrole, à Niamey, le 26 janvier 2026.©Ministère des hydrocarbures
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Huit mois après sa première visite de travail au Niger, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, y retourne les 21 et 22 septembre pour poursuivre l’examen de l’avancement des projets énergétiques bilatéraux, notamment le gazoduc transsaharien et l’exploration pétrolière.

Le 26 janvier dernier, Mohamed Arkab s’était rendu à Niamey avec le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et le directeur général de la holding Sonatrach International, Bouarara Cherif, pour faire le point sur les activités du groupe au Niger. Reçu par le général Abdourahamane Tiani, il avait examiné avec les responsables nigériens le projet d’exploration mené par Sonatrach sur le bloc de Kafra et l’état d’avancement du gazoduc transsaharien (TSGP). Situé dans le nord du Niger, à la frontière algérienne, ce permis de 23 737 km² fait l’objet d’un contrat de partage de production entre Sipex, filiale de Sonatrach, et les autorités nigériennes, renouvelé en février 2022.

Cette première visite avait précédé de quelques semaines le retour des ambassadeurs des deux pays à leurs postes, puis la visite à Alger du général Tiani, le 16 février, au cours de laquelle Abdelmadjid Tebboune avait annoncé le lancement du tronçon nigérien après le ramadan. Les relations entre les deux capitales s’étaient dégradées en avril 2025, après la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne. Dès le 5 février, Mohamed Arkab indiquait que le projet quittait le stade des études pour celui de l’exécution, et l’Algérie a engagé en juin 2026 les travaux de sa partie du tracé.

Le tronçon nigérien, dernier maillon du tracé

Sur les 4 128 km du gazoduc, qui doit relier Warri, dans le sud du Nigeria, à Hassi R’mel, 841 km restent à construire sur le territoire nigérien, les tronçons algérien et nigérian représentant déjà plus de 70 % du tracé, comme le relevait Maghreb Émergent lors de la 5e réunion ministérielle du comité de pilotage, tenue le 3 juin à Alger. Selon le ministère des Hydrocarbures, les préparatifs et les études relatifs à cette portion se poursuivent et constitueront l’un des principaux axes de la visite. L’ouvrage est conçu pour transporter 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, pour un investissement estimé à 13 milliards de dollars.

La délégation algérienne comprend cette fois, outre Noureddine Daoudi, le vice-président de Sonatrach chargé du raffinage et de la pétrochimie et le directeur général de Sipex. Le programme porte sur les travaux menés à Kafra en partenariat avec la Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep), sur l’évaluation de nouveaux blocs, en particulier celui de Bilma, et sur le suivi des grands travaux de maintenance de la raffinerie de Zinder. Le ministre doit également s’entretenir avec plusieurs responsables nigériens du développement des partenariats entre les entreprises et organismes des deux pays.

La visite intervient trois semaines après le déploiement à Niamey, le 30 août, de quatre chasseurs Su-30 algériens, à la demande des autorités nigériennes, à la suite de la tentative de coup d’État de la nuit du 28 au 29 août.

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