Le Front des forces socialistes (FFS) a présenté mercredi à Alger les grandes lignes de son programme pour les élections législatives de 02 juillet prochien. Lors d’une conférence de presse animée au siège national Hocine Aït Ahmed, le premier secrétaire national du parti, Youcef Aouchiche, est revenu sur plusieurs dossiers liés à la campagne électorale, aux candidatures du parti ainsi qu’aux propositions défendues par le FFS sur les plans politique, économique et social.
Le responsable du parti a notamment évoqué la situation de plusieurs listes de candidats qui n’ont toujours pas obtenu de validation définitive alors que la campagne électorale a déjà débuté. Il a également insisté sur la nécessité de redonner à l’Assemblée populaire nationale son rôle de contrôle et de représentation des citoyens.
Trois listes toujours en attente malgré le lancement de la campagne
Le FFS affirme que trois de ses listes de candidats demeurent en attente de validation au deuxième jour de la campagne électorale.
Selon Youcef Aouchiche, le parti a accompli l’ensemble des démarches exigées par la loi pour déposer ses dossiers dans les délais fixés. Pourtant, les listes de Bordj Bou Arreridj, Tipaza et Alger n’ont toujours pas reçu de décision définitive.
« Nous avons déposé nos dossiers dans les délais et dans le respect de toutes les conditions prévues par la loi. Pourtant, nous sommes au deuxième jour de la campagne électorale et ces listes ne sont toujours pas définitivement validées », a-t-il déclaré.
Le premier secrétaire du FFS a appelé l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) à finaliser rapidement l’examen des dossiers afin de permettre aux candidats concernés d’entamer leur campagne dans les mêmes conditions que les autres concurrents.
Il a également dénoncé l’exclusion de plusieurs jeunes universitaires candidats dans différentes wilayas du pays, notamment à Ouargla, Ghardaïa, Tipaza et Tizi Ouzou.
« Des jeunes qui se présentent pour la première fois dans leur parcours politique ont été écartés pour des motifs qui nous paraissent injustifiés. Nous continuerons à défendre leur droit à participer à la vie politique », a-t-il affirmé.
Une liste rejetée en Île-de-France sans explication
Le FFS a également évoqué la situation de sa liste destinée à la circonscription de l’Île-de-France.
Selon Youcef Aouchiche, cette liste a été rejetée alors qu’elle répondait aux critères exigés en matière de représentation des jeunes, des femmes et des diplômés universitaires. « Notre liste respectait les conditions exigées. Nous ne comprenons toujours pas les raisons de ce rejet », a-t-il expliqué.
Le responsable du parti a précisé que la liste comptait cinq femmes candidates et répondait aux critères réglementaires en vigueur. Malgré cette situation, le FFS reste présent dans la diaspora avec quatre listes sur les huit circonscriptions ouvertes aux Algériens établis à l’étranger.
Une révolution sociale au cœur du programme
Au-delà des questions électorales, le premier secrétaire du FFS a consacré une large partie de son intervention au programme politique et social du parti.
Le slogan choisi pour cette campagne repose sur les notions de sérénité, de crédibilité et de renouvellement du rôle du député. « L’essence de notre programme est de bâtir un État démocratique et social capable de protéger le citoyen, de réduire les inégalités et de garantir la dignité pour tous », a déclaré Youcef Aouchiche.
Le responsable du FFS estime que la démocratie ne peut être pleinement réalisée dans une société marquée par le chômage, la précarité et les inégalités sociales. Il a plaidé pour l’amélioration du pouvoir d’achat, le renforcement des droits sociaux et la reconstruction d’une véritable classe moyenne.
Selon lui, le modèle économique actuel, fortement dépendant de la rente, ne permet plus de répondre aux attentes des citoyens. « Aujourd’hui, posséder une voiture ou voyager est devenu un rêve pour de nombreuses familles algériennes. Nous avons besoin d’une économie productive capable de créer de la richesse et de renforcer la classe moyenne », a-t-il estimé.
Le premier secrétaire du FFS a également défendu l’idée d’un Parlement plus proche des préoccupations des citoyens. Pour le parti, les députés doivent retrouver leur mission première : participer à l’élaboration des politiques publiques, contrôler l’action du gouvernement et porter les préoccupations de la population.
Le FFS affirme ainsi vouloir contribuer à la construction d’une Assemblée nationale plus représentative et plus influente dans le fonctionnement des institutions, avec l’objectif affiché de redonner du prestige à une institution que le parti considère comme essentielle dans l’équilibre politique du pays.


