Importations en Algérie : le premier semestre est soldé, le second se jouera au cas par cas

Une circulaire transmise aux banques le 1er juillet solde les programmes d'importation du semestre écoulé. Certains opérateurs y gagnent un répit, d'autres devront repasser par le guichet du ministère.

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L'ABEF a notifié aux banques la fin de validité des PPI du premier semestre 2026. (DR)

L’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) a adressé le 1er juillet aux directeurs généraux des banques une circulaire réglant le sort des dossiers d’importation pour propre besoin du semestre écoulé. La note n°480-DG/2026, signée du délégué général adjoint Boualem Ibrouchene, transpose les instructions du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, contenues dans un courrier daté du 30 juin.

Le texte tient en cinq points, tous suspendus à la même date. Les programmes prévisionnels d’importation (PPI) au titre du «Fonctionnement» ont expiré le 30 juin. Ceux du volet «Équipements» aussi, y compris les programmes enregistrés auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Survivent à l’échéance les seules positions tarifaires déjà domiciliées en banque, formule qui revient comme un refrain à chacun des cinq points de la circulaire.

Le secteur du médicament fait exception. Les PPI soumis à l’autorisation préalable du ministère de l’Industrie pharmaceutique restent valables jusqu’au 31 décembre 2026. Les programmes prévisionnels complémentaires du premier semestre décrochent le même délai.

Une plateforme et une liste

Pour les programmes d’équipement arrivés à expiration, la circulaire ménage une issue. Certains seront «libérés, au cas par cas» par le ministère via sa plateforme numérique. Le texte s’arrête là. Ni critères, ni délais, ni volumétrie.

Dernier point, les dérogations exceptionnelles accordées hors cadre au premier semestre ont pris fin le 30 juin. Une liste des institutions concernées accompagne le courrier. Elle n’a pas été rendue publique.

Troisième ajustement en six mois

La note du 1er juillet complète une série. Le 4 janvier, l’ABEF avait notifié la prorogation du régime dérogatoire de domiciliation, valable jusqu’au 30 juin. Le 28 juin, une autre circulaire, portant la même signature, reconduisait jusqu’au 31 décembre l’autorisation de domicilier les factures incluant le fret. Trois textes en six mois, tous à validité courte.

La Banque d’Algérie agit sur un autre front. Depuis le 1er mai, son instruction n°03-26 a divisé par deux le plafond des engagements extérieurs par signature des banques, ramené de 100% à 50% des fonds propres réglementaires.

Les importateurs abordent donc le second semestre avec une seule certitude, celle des dossiers déjà domiciliés. Le calendrier de dépôt des nouveaux programmes, lui, n’a pas encore été communiqué.

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